Bruxelles, 17/01/2007 (Agence Europe) - « La Pologne remplira les critères de convergence budgétaire au début de 2009, avec tout ce que cela implique », a déclaré mercredi à des journalistes la ministre des Finances du pays, Zyta Gilowska. La ministre laisse ainsi entendre que la Pologne pourrait respecter l'ensemble des critères de Maastricht en 2009 et que l'adhésion à la zone euro pourrait suivre. En novembre dernier, alors que Mme Gilowska avait indiqué l'intention du gouvernement d'organiser un référendum en 2010 sur la perspective d'adhésion à la zone euro, les ministres des Finances de l'UE avaient épinglé le manque de progrès de la Pologne dans la correction de son déficit budgétaire (EUROPE n° 9316). Mais ce n'est qu'après l'analyse par la Commission de son programme de convergence actualisé, que Varsovie se verra assigner une nouvelle échéance d'ajustement (au titre de l'article 104§7 du Traité). 2009 semble être une date susceptible de lui convenir. Une première série de programmes de stabilité ou de convergence sera évaluée par le Collège des Commissaires le 24 janvier, mais pas celui de la Pologne. Sont concernés par la réunion de la semaine prochaine: l'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Slovénie, la Slovaquie et Chypre.
Si, à ce stade, le déficit public polonais est dans les limites du Pacte de stabilité et de croissance, il ne devrait plus l'être en 2007, suite à la prise en compte des coûts de la réforme des retraites dans le calcul. Après avoir atteint 2,5% du PIB en 2005, le déficit devrait revenir à 2,2% en 2006 et même 2% en 2007. Mais à partir d'avril 2007, les règles statistiques n'autoriseront plus à exclure du calcul du déficit les coûts de la réforme des retraites, ce qui devrait entraîner une réévaluation des chiffres du déficit polonais de 2 points de pourcentage,
Après une hausse de 3,5% en 2005, la croissance polonaise a augmenté de 5,7% en 2006, a par ailleurs indiqué le ministère des Finances. L'année dernière, l'UE a enregistré une hausse du PIB de 2,8% en moyenne contre 1,7% en 2005, selon les dernières perspectives économiques de la Commission. La dette sera de 43,1% du PIB, le niveau d'inflation de 2,5%. (ab)