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Bulletin Quotidien Europe N° 9346
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/somalie

Les députés européens s'interrogent sur la force de stabilisation qui doit être déployée en Somalie

Bruxelles, 17/01/2007 (Agence Europe) - La force de stabilisation en Somalie devrait « être pilotée conjointement par l'Union africaine (UA) et les Nations unies et avoir dans ses rangs des troupes de confession musulmane », a expliqué Louis Michel devant la commission du développement du Parlement, qui se réunissait lundi soir à Strabourg. Le principe d'une force de maintien de la paix, qui pourrait être déployée « assez rapidement », selon le Commissaire chargé du développement et de l'aide humanitaire, avait été acté dans la résolution 1725 adoptée début décembre 2006 par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle pourrait l'être d'ici la fin janvier, a annoncé mardi le Premier ministre somalien Ali Mohammed Gedi, même si à l'heure actuelle, seul l'Ouganda s'est engagé à fournir 1.500 hommes, alors que l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Sénégal ou le Malawi ont aussi évoqué la possibilité.

Craignant une situation d'instabilité et de guerre civile, comme en Irak, la Présidente de la commission du développement, Luisa Morgantini (GUE/NGL, italienne), a estimé que « l'intervention éthiopienne n'était pas porteuse de paix et a au contraire contribué à une radicalisation du conflit ». Glenys Kinnock (PSE, britannique) a estimé que l'UA, qui assure déjà des missions de maintien de la paix au Rwanda et en Tanzanie, « ne serait pas en mesure de continuer à déployer des forces sans aide supplémentaire en matière de logistique et de formation des troupes ». Pourquoi ne pas établir « une armée de l'UA qui permettrait à l'Afrique de résoudre ses propres conflits », s'est interrogé son compatriote du PPE-DE, Nirj Deva. « Les opérations de désarmement menées jusqu'ici ont été des échecs », a pour sa part regretté Karl von Wogau (PPE-DE, allemand), Président de la sous-commission de la défense et de la sécurité, qui souhaite « réfléchir au rôle que peut jouer l'UE dans une force de stabilisation ».

En plus des 16 millions d'euros annuels pour la réhabilitation et la reconstruction, la Commission est prête à débloquer 15 millions d'euros en faveur de la mission internationale de stabilisation, ainsi qu'une autre enveloppe de 36 millions d'euros pour des actions immédiates en 2007 en faveur notamment du désarmement, de la réintégration ou de la capacité institutionnelle, avait rappelé lundi le Commissaire à l'issue de sa rencontre avec Sharif Hassan Cheikh Aden (EUROPE n° 9344). Présent lundi à Bruxelles en qualité de Président du Parlement transitoire somalien, ce dernier a été destitué mercredi, les députés lui reprochant d'avoir tenté à plusieurs reprises de négocier un accord de paix avec les islamistes en fin d'année dernière, contre l'avis du Président provisoire, Abdullahi Yusuf. Le chef du gouvernement transitoire, Ali Mohammed Gedi, avait déjà répété mardi qu'aucune négociation n'était possible avec les membres de l'Union des tribunaux islamiques (UTI) chassés de Mogadiscio, alors qu'un processus de réconciliation politique incluant des religieux modérés est ardemment souhaité par la communauté internationale. (ab)

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