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Bulletin Quotidien Europe N° 9294
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/chine

Benita Ferrero-Waldner et Peter Mandelson défendent leur stratégie qui prône l'ouverture économique et politique chinoise

Strasbourg, 25/10/2006 (Agence Europe) - Défendant mardi devant la presse leur nouvelle stratégie pour moderniser les relations économiques de l'Union avec la Chine (voir EUROPE n° 9293), les Commissaires Benita Ferrero-Waldner (Relations extérieures) et Peter Mandelson (Commerce) ont appelé Beijing à garantir une ouverture plus large de son économie aux entreprises européennes et une croissance chinoise plus équilibrée tirée par sa demande intérieure pour ne pas favoriser un protectionnisme latent en Europe. « Gérer correctement le partenariat entre l'Europe et la Chine est un défi crucial pour notre Commission et pour l'UE », a souligné Mme Ferrero-Waldner qui a confirmé qu'elle va lancer, « en début d'année prochaine », les pourparlers pour un nouvel accord bilatéral de partenariat et de coopération qu'Européens et Chinois ont convenu, lors du Sommet d'Helsinki le 10 septembre dernier, de négocier pour remplacer l'accord de commerce et de coopération de 1985 et régir l'ensemble des relations bilatérales en rassemblant pas moins de 7 accords formels et 22 dialogues sectoriels. « Il ne faut pas séparer la dimension commerciale de notre relation avec la Chine de sa dimension politique et sociale », a insisté M. Mandelson, avant d'ajouter: « Nous voulons développer un partenariat très riche avec Beijing, nous voulons soutenir la croissance de l'économie chinoise et l'avènement d'une société pluraliste en Chine ». Outre un vaste volet politique consacré à l'évolution démocratique et sociale en Chine et à la coopération bilatérale (énergie, environnement, sciences et technologies, relations migratoires, développement et questions régionales et internationales), la stratégie de la Commission comprend un large volet commercial soigneusement élaboré par les services de la DG Commerce qui prône une ouverture réciproque des marchés et passe en revue toutes les réformes que Beijing devra poursuivre pour garantir un plus grand accès à son marché. « Pour assurer une relation économiquement et politiquement acceptable, et pour que l'ouverture à la Chine soit comprise et acceptée par les citoyens européens, il faut deux ingrédients », estime le Commissaire au Commerce. D'une part, « il faut clairement faire comprendre aux Européens quelle est la valeur de notre ouverture à la Chine: des biens moins chers dans les boutiques européennes, des intrants moins onéreux pour les entreprises européennes, une stimulation de concurrence, des marchés croissants pour nos exportations, des taux d'intérêt plus faibles et moins d'inflation chez nous ». D'autre part, « la Chine doit faire la démonstration qu'elle conçoit la mondialisation comme une voie à double sens ». Or, tout en profitant de la croissance chinoise, les entreprises européennes rencontrent encore de nombreux obstacles lorsqu'elles cherchent à s'implanter sur le marché chinois, poursuit-il, avant de craindre que, « si ce problème n'est pas résolu, il est probable que les pressions politiques se feront de plus en plus fortes dans l'UE pour réclamer la fermeture à la concurrence chinoise ». L'UE poussera donc la Chine au respect de ses engagements et obligations à l'OMC, insiste M. Mandelson, tout en réaffirmant que, si « le dialogue sera toujours la première option », « l'UE n'hésitera pas à saisir le mécanisme de règlement des différends » à Genève lorsqu'elle estimera avoir un « cas solide ». (eh)

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