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Bulletin Quotidien Europe N° 9292
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/euromed

La Commission européenne évalue le rôle de l'instrument financier FEMIP et n'exclut pas, sans grande conviction, la création d'une banque régionale de développement

Bruxelles, 23/10/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne propose aux Etats membres de l'UE et aux pays partenaires méditerranéens trois scénarios pour assurer l'avenir du financement du secteur privé en Méditerranée, dont un est la création d'une banque de développement euroméditerranéen à l'exemple de la BERD (Europe de l'Est), même si elle estime qu'un tel scénario sera coûteux. Ces trois propositions sont faites au terme d'une évaluation du fonctionnement de la FEMIP (Facilité euroméditerranéenne d'investissement et de partenariat) commandée par le Conseil européen de Bruxelles de décembre 2003 et bouclée le 17 octobre de cette année. Cet instrument, créé en 2002 et élargi dans son champ d'action en novembre 2003 par la Conférence ministérielle EuroMed de Naples, est géré par la BEI. De nouveaux instruments lui ont été ajoutés depuis comme le fonds fiduciaire dont le rôle s'est révélé utile pour offrir une assistance aux projets financés sur d'autres ressources communautaires.

« La FEMIP a joué un rôle essentiel dans la canalisation des fonds vers la région » où les flux d'investissement restent « hésitants ». En cause, la faiblesse relative de la croissance et, surtout, un environnement défavorable pour les entreprises et en particulier pour les PME. Celles-ci «ont plus difficilement accès au crédit que le secteur privé dans son ensemble ». Leur contribution à l'essor économique est pourtant essentielle, souligne la Commission pour qui les PME représentent, en Méditerranée, près de 70% de l'emploi et 95% de toutes les entreprises. L'intervention de la FEMIP a été centrée sur le « financement d'infrastructures de qualité, des équipements productifs, et des investissements dans le secteur privé », relève la Commission. 77 opérations, soit un total de 7,2 milliards € d'interventions directes drainant un volume de projets de l'ordre de 25 milliards €, sont enregistrées au terme de cette évaluation dont il ressort que la BEI est aujourd'hui le premier pourvoyeur de prêts dans la région. La mise en œuvre, laborieuse, de la politique de voisinage ne permet pas encore de clarifier l'horizon mais en attendant, la Commission européenne se livre au jeu des options et suggère soit a/ de maintenir la FEMIP telle quelle, b/ la maintenir mais en en renforçant et diversifiant les instruments là où nécessaire, c/ la transformer en banque, filiale de la BEI. Cette institution bancaire, réclamée par des pays partenaires et par les députés euroméditerranéens, pourrait « revêtir plusieurs formes ». Ses avantages seraient toutefois contrebalancés par des inconvénients majeurs à la fois en termes de coûts (entraînés par la perte de garantie de fonds qui ne pourront plus ressortir du budget communautaire) et par le recours à des mécanismes de gestion plus lourds. Sans compter, assure la Commission, qu'il sera nécessaire de réunir une conférence intergouvernementale pour modifier les statuts de la BEI. Autant dire que sa troisième option paraît plus théorique qu'elle ne la juge praticable. (fb)

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