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Bulletin Quotidien Europe N° 9269
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/moyen-orient

Abdallah Abdallah, membre du Conseil législatif palestinien, demande un rôle distinct et accru de l'UE et le retour au régime d'aides normal à la Palestine

Bruxelles, 20/09/2006 (Agence Europe) - Abdallah Abdallah, président de la commission politique du Conseil législatif palestinien, a appelé l'UE, mercredi, au cours d'une conférence de presse au Parlement européen aux côtés de la socialiste belge Véronique de Keyser, à différencier davantage sa position "trop alignée" de celle des Etats-Unis. M. Abdallah, qui était à Bruxelles pour l'audition organisée par le groupe socialiste du PE sur "le rôle de l'Europe" dans le processus de paix au Moyen-Orient, a regretté l'imposition et le maintien de sanctions à l'égard du gouvernement dirigé par le Hamas, alors que « nous sommes toujours soumis aux exactions israéliennes ». Il s'est dit « heureux » que l'UE ait contribué à la mise en place d'un mécanisme d'aide (TIM) mais en relève les « carences », à savoir qu'il ne satisfait qu'à des besoins humanitaires et ne répond pas aux besoins urgents de la société palestinienne (étouffement de la vie économique et revenus des fonctionnaires), au moment où Israël refuse de reverser les redevances fiscales et douanières dues à l'Autorité palestinienne. Les sanctions sont d'autant moins justifiées que le Hamas s'est engagé à respecter les accords contractés par l'OLP et à soutenir l'initiative de paix arabe dont « un des volets est l'application de la feuille de route » et le respect par toutes les parties des engagements qui en découlent, a affirmé M. Abdallah devant la presse. Selon lui, la formation d'un gouvernement d'union nationale est imminente, et la décision finale est suspendue au retour de Mahmoud Abbas de New York. « Nous devons tous tirer la leçon de la crise libanaise, notamment Israël qui doit savoir qu'il ne peut pas et ne doit pas uniquement utiliser son pouvoir militaire » mais qu'il doit se prêter à la négociation, a-t-il ajouté. Mme de Keyser a estimé, pour sa part, que l'envoi d'une force d'interposition internationale n'est pas justifié actuellement, car cela signifierait "l'échec" du processus de paix, mais que si la situation devient "désastreuse", il faudra s'y résoudre. "Allons nous payer indéfiniment les destructions" au Liban comme en Palestine ou aussi en Israël suite à des tirs de missiles sur le nord du pays ?, a-t-elle demandé. "Les destructeurs doivent être les payeurs".

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