Bruxelles, 15/09/2006 (Agence Europe) - Le Conseil « Affaires générales/Relations extérieures » a adopté vendredi des conclusions sur: - la Bosnie-Herzégovine. Les ministres déplorent que le rythme des réformes ait ralenti au cours de cette année, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le calendrier pour la conclusion des négociations sur un Accord de Stabilisation et d'Association (ASA). Le Conseil exprime une préoccupation particulière à propos du manque de progrès dans la mise en œuvre de l'accord d'octobre 2005 sur la restructuration de la police et demande aux autorités bosniaques de poursuivre et d'accélérer les réformes le plus rapidement possible afin de pouvoir mener à bien ces négociations ; - Monténégro. Le Conseil se félicite de la tenue correcte et pacifique des élections du 10 septembre et de la conclusion des observateurs internationaux selon lesquels le scrutin a répondu aux normes internationales. L'UE attend maintenant la formation du gouvernement et un accord au Parlement sur l'adoption d'une nouvelle Constitution qui soit compatible avec les normes européennes. Les Vingt-cinq souhaitent aussi que le nouveau gouvernement mène un « dialogue continu » avec l'opposition et qu'il poursuive sans retard les réformes requises pour avancer sur la voie de l'intégration européenne, notamment dans le domaine de la justice/liberté/sécurité et du renforcement de la capacité administrative. Les ministres se sont aussi félicités de l'intention de la Commission de reprendre les négociations sur un Accord de Stabilisation et d'Association (ASA) dans les prochaines semaines (voir EUROPE n° 9262). Le Conseil a aussi adopté vendredi une déclaration conjointe avec le Monténégro sur le renforcement du dialogue politique. Les deux côtés conviennent d'établir un « dialogue politique régulier qui accompagnera et consolidera leur rapprochement » et qui contribuera à établir de « nouvelles formes de coopération ». Concrètement, le dialogue politique visera notamment à renforcer les principes et institutions démocratiques, l'Etat de droit, les droits de l'Homme et la protection des minorités, à promouvoir la coopération régionale dans les Balkans, à accroître la convergence des positions des deux côtés sur les questions internationales et à renforcer la stabilité et la sécurité dans les Balkans et dans toute l'Europe. Ce dialogue politique prendra la forme de réunions de haut niveau (Troïka du côté de l'UE), d'un échange d'informations sur les décisions prises en matière de politique étrangère et de contacts au niveau parlementaire ; - Serbie. Le Conseil a réitéré qu' « une Serbie pacifique et prospère entièrement intégrée dans la famille des nations européennes est très importante pour la stabilité dans la région ». Les ministres ont aussi rappelé une fois de plus que les négociations sur un ASA (actuellement suspendues) seront relancées aussitôt que la Serbie aura rempli la condition d'une coopération pleine et entière avec le Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye. Le gouvernement de Belgrade a été invité à accélérer la mise en œuvre de son plan d'action visant à satisfaire à ce critère.