Bruxelles, 15/09/2006 (Agence Europe) - C'est extrêmement rare qu'un rapport soit rejeté en commission au Parlement européen. C'est pourtant ce qui est arrivé le 14 septembre, au démocrate-chrétien slovaque Miroslav Mikolasik dont le rapport sur les thérapies innovantes a été rejeté (26 oui, 31 non et 5 abstentions). En cause: le champ d'application du règlement qui doit introduire une procédure centralisée (via l'Agence européenne des médicaments à Londres) d'autorisation des médicaments issus de la génétique et de l'ingénierie cellulaire et tissulaire. Dans un premier temps, les députés conservateurs et ceux qui craignent le progrès scientifique ont réussi à faire passer plusieurs amendements préconisant l'interdiction des chimères et autres hybrides et à obtenir un rappel de l'interdiction de la commercialisation du corps humain et de ses éléments et l'interdiction des modifications de la lignée germinale. A première vue, cet encadrement éthique semble correspondre au minimum généralement accepté. Mais les députés les plus attachés au progrès scientifique ont considéré ces amendements comme restreignant excessivement le champ d'application du règlement et ils ont donc rejeté le rapport, contraignant ainsi son auteur, ou s'il se désiste un autre rapporteur, à revoir la copie.