Bruxelles, 15/09/2006 (Agence Europe) -En adoptant le rapport de Kinga Gal (PPE-DE, hongrois) sur la future Agence européenne des droits fondamentaux, la commission des libertés civiles du Parlement européen a demandé d'étendre les compétences de l'Agence à des questions - police, justice, immigration et lutte contre le terrorisme - relevant du « troisième pilier » du Traité, intergouvernemental. En outre, le Parlement devrait être consulté sur le programme-cadre quinquennal de l'Agence et sur les candidats au poste de directeur, et pouvoir, comme le Conseil, recourir à l'expertise technique de l'Agence (selon le rapport, la Commission européenne devrait pouvoir le faire aussi). Quant au risque souvent évoqué de duplication d'activités avec le Conseil de l'Europe, selon le rapport, il peut être évité grâce à des « mécanismes assurant une complémentarité et une valeur ajoutée », indique un communiqué.
Le communiqué précise que la commission parlementaire a adopté 43 amendements de compromis, suite à des discussions entre le rapporteur, la Commission et le Conseil, et que ces contacts se poursuivront dans les prochaines semaines. La Présidence finlandaise fera rapport au Conseil JAI des 5 et 6 octobre, et si les trois institutions arrivent à un consensus sur les activités de la future Agence, le rapport Gal devrait être voté par la plénière des 11 et 12 octobre à Bruxelles. Rappelons que, sur cette affaire, le Parlement est simplement consulté.