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Bulletin Quotidien Europe N° 9235
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/serbie

L'UE salue le plan d'action présenté par Belgrade pour améliorer sa coopération avec le TPIY mais espère à présent des résultats

Bruxelles, 18/07/2006 (Agence Europe) - La Serbie a présenté le 17 juillet à l'Union européenne son plan d'action expliquant comment elle compte améliorer sa coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Ce plan, présenté à la Troïka de l'UE par le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica, contient « un engagement clair à coopérer pleinement avec le Tribunal de La Haye, y compris l'arrestation de Ratko Mladic », un des criminels de guerre les plus recherchés par le TPIY, s'est félicité devant la presse le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja. « Je suis satisfait que ce plan d'action contienne un engagement sans équivoque du gouvernement serbe à arrêter Ratko Mladic et les autres inculpés » recherchés par La Haye, a renchéri le Commissaire en charge de l'Elargissement Olli Rehn.

Le plan présenté par Belgrade comprend notamment la nomination d'une personne chargée de coordonner la traque de Mladic, la participation des services de sécurité serbes, une meilleure coopération avec le TPIY et les services de renseignements étrangers, et enfin une vaste campagne médiatique pour expliquer à la population serbe l'intérêt à capturer le général en fuite. « Je suis plus que satisfait », a déclaré le Premier ministre serbe à l'issue de la rencontre, pour qui ce plan d'action permet d'être « plus optimistes sur les étapes suivantes de la Serbie » vers l'UE. L'objectif de Belgrade est bien entendu de pouvoir reprendre rapidement les négociations visant à conclure un accord de stabilisation et d'association (ASA) avec l'UE, interrompues depuis le mois de mai à cause justement du manque de coopération de la Serbie avec le TPIY.

Mais pour l'UE, qui attend des actions plutôt que des mots, le plan serbe n'entraîne pas de facto la reprise de ces négociations. « L'action est plus importante que le plan », a déclaré M. Rehn en répétant que « la pleine coopération avec le TPIY, devant conduire à l'arrestation de Ratko Mladic, est une condition nécessaire à la reprise des négociations ». Pour reprendre ces négociations, l'UE attend-elle de Belgrade l'arrestation du général en fuite ou, comme ce fut le cas de la Croatie avec le général Gotovina, la preuve que Belgrade fait tout ce qui est en son pouvoir pour l'arrêter ? Selon une source bruxelloise, ce qui intéresse surtout l'UE, c'est que la Serbie puisse faire la preuve de sa coopération totale avec le TPIY ou encore la preuve de son incapacité réelle à arrêter les inculpés, y compris le général Mladic. Des preuves qui, à ce jour, font toujours défaut.

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