Bruxelles, 17/07/2006 (Agence Europe) - «La Chine s'est réveillée, mais il n'y a pas de raison de trembler », dit dans un communiqué Josep Borrell à l'issue d'une visite de sept jours qui l'a mené à Pékin et au Tibet. « J'avais visité la Chine il y a dix-huit ans, et aujourd'hui c'est une Chine entièrement nouvelle », remarque le Président du Parlement européen, en notant: « la Chine est encore un pays en développement, avec le même problème que l'Europe d'une population vieillissante ». En estimant que ce siècle « pourrait être le siècle de la Chine », notamment si elle sait redistribuer « les fruits de sa remarquable croissance », M. Borrell indique avoir souhaité de ses interlocuteurs « un plus grand recours à l'euro comme réserve en devises ». J'ai aussi souligné la nécessité d'améliorer le respect des droits de l'Homme, signale M. Borrell, qui salue la libération du « cyber-dissident Hao-Wu » pendant sa visite (voir dans EUROPE N. 9228 la résolution du PE sur la liberté sur Internet), mais reconnaît qu'il y a « encore beaucoup de chemin à faire ».Quant au Tibet, M. Borrell remarque: « il semble que mes interlocuteurs demeurent peu convaincus » de la sincérité du Dalaï Lama lorsqu'il plaide pour une solution pacifique et négociée, fondée sur le principe « une Chine » et dans le cadre de la Constitution chinoise, une solution que le PE « soutient pleinement ».