Bruxelles, 17/07/2006 (Agence Europe) - Les Etats membres appuient largement les priorités de la Présidence finlandaise en matière de relations extérieures, notamment le renforcement des relations avec la Russie (avec un accent fort sur la coopération énergétique) et la définition d'une stratégie pour les futurs élargissements. Lors du bref débat public, lundi matin au début du Conseil « Affaires générales/Relations extérieures », le Président du Conseil Erkki Tuomioja n'a entendu que des propos positifs et encourageants à propos de ses priorités: renforcement de l'action extérieure de l'UE, relations avec Moscou, dimension nordique, élargissement, politique de voisinage, relations transatlantiques, sécurité et défense européenne, Afrique et Balkans occidentaux. Sur la Russie, M. Tuomioja a confirmé que l'objectif de la Présidence était de lancer les négociations sur un nouvel accord (qui doit succéder à l'Accord de Partenariat et de Coopération qui expirera en automne 2007) lors du Sommet UE/Russie, en novembre à Helsinki. Comme principal fournisseur énergétique de l'UE, la Russie sera aussi l'un des sujets clés du Conseil européen informel du 20 octobre à Lahti, où le Président Poutine est invité. La Russie sera aussi un acteur central de la dimension nordique de l'UE, à laquelle la Présidence finlandaise veut donner un nouvel élan. Le thème principal du Conseil européen des 14 et 15 décembre à Bruxelles sera l'élargissement: les chefs d'Etat et de gouvernement y évoqueront la « qualité » du processus d'élargissement et devront s'entendre sur une stratégie qui tienne compte de la capacité d'absorption de l'UE sans toutefois ajouter de nouveaux critères ou conditions d'adhésion, a expliqué M. Tuomioja. La Commissaire Benita Ferrero-Waldner s'est félicitée de l'accent mis par les Finlandais sur la transparence au Conseil. « C'est le seul moyen de rapprocher l'Union aux citoyens », a-t-elle dit, se félicitant aussi que l'innovation soit le « maître mot » lors du Sommet de Lahti (pour lequel la Commission préparera une contribution spéciale). Le ministre estonien Urmas Paet a salué la décision de la Présidence de faire du couple énergie/Russie une priorité. La Grecque Theodora Bakoyannis partage cet avis et demande que l'énergie soit un élément central du futur accord UE/Russie. La ministre autrichienne, Ursula Plassnik, attend beaucoup, elle, du débat sur l'élargissement: « Jusqu'ici, nous étions toujours focalisés sur l'état de préparation des candidats alors que la capacité d'absorption de l'Union n'a pas été pris suffisamment en compte ». La ministre polonaise Anna Fotyga a relativisé: la capacité d'absorption de l'UE est importante, mais la placer au centre de la future stratégie d'élargissement pourrait cacher les mérites de ce processus, provoquer des tensions au sein de l'UE et des incompréhensions parmi les pays candidats. Pour la Grèce, il est primordial que les engagements donnés aux pays des Balkans occidentaux soient maintenus et respectés, a souligné Mme Bakoyannis. Quant à la Turquie, elle doit mettre en œuvre les accords conclus avec l'UE (référence au protocole additionnel à l'Accord d'Ankara), tout comme l'UE doit respecter ses engagements à l'égard de la Turquie, a-t-elle dit. Le ministre roumain Mihai-Razvan Ungureanu a promis que son pays sera prêt à adhérer le 1er janvier prochain ; selon lui, le rapport de la Commission (attendu pour fin septembre, selon Mme Ferrero-Waldner: NDLR) « le démontrera ».