Bruxelles, 12/07/2006 (Agence Europe) - La Britannique Caroline Lucas, l'Allemande Rebecca Harms et le Luxembourgeois Claude Turmes, membres du groupe des Verts/ALE du Parlement européen, s'en prennent vivement dans un communiqué à la politique énergétique présentée le 11 juillet par le gouvernement britannique, et en particulier aux propositions sur une nouvelle génération de réacteurs nucléaires. « Tony l'atomique a décidé de catapulter la politique énergétique britannique quarante ans en arrière. Avec tous les risques et incertitudes liés à l'énergie nucléaire, il est étonnant de constater que le gouvernement britannique la considère comme la panacée pour résoudre les problèmes actuels de sécurité énergétique », lancent les députés verts. Et ils renchérissent: vingt ans après Tchernobyl (et en pleine crise sur le nucléaire iranien), le gouvernement ne semble pas avoir tiré les leçons de cet événement, « pas plus que d'autres tragédies liées à l'énergie nucléaire. Les fissures, qui sont maintenant choses fréquentes dans les réacteurs britanniques, ont leur pendant dans la politique de traitement des déchets radioactifs et de non prolifération de matériel nucléaire au niveau mondial. Vu les équipements limités pour traiter ces déchets, les pays européens exportent de plus en plus leurs déchets nucléaires vers des pays tiers, comme la Russie, qui ont de faibles normes de sécurité. C'est également dans cette voie que Tony Blair s'engage ».
Les parlementaires appellent aussi la Commission européenne à veiller à ce que les aides d'Etat, et en particulier les aides accordées à des fins de protection environnementale, ne soient finalement pas destinées au nucléaire. Les énergies alternatives ne doivent pas être pénalisées, insistent-ils.