Bruxelles, 28/06/2006 (Agence Europe) - Les dépenses de santé continuent à augmenter dans les pays de l'OCDE et, si la tendance actuelle se maintient, les gouvernements vont devoir augmenter les taxes, diminuer les dépenses dans d'autres secteurs ou augmenter la part payée par les patients, avertit l'OCDE. Selon les données collectées dans « OECD Health Data 2006 », les dépenses de santé ont augmenté plus vite que le PIB dans tous les pays de l'OCDE à l'exception de la Finlande, durant la période 1990-2004. En moyenne, elles se situaient autour de 7% en 1990. Elles ont atteint 8,9% en 2004.
Si la part publique des dépenses de santé a diminué dans des pays comme la Pologne, la Hongrie et la République tchèque, elle a augmenté dans des pays où elle était plus faible, comme la Corée, le Mexique, la Suisse et les Etats-Unis. En Corée par exemple, la part publique des dépenses de santé est passée de 38% en 1990 à 50% en 2004, et aux Etats-Unis de 40 à 45%. La part prise en charge directement par les patients reste élevée au Mexique (51%), en Grèce (45%) et en Corée (37%). La part prise en charge par les assurances privées demeure faible (5% en moyenne). Elle joue cependant un rôle important pour certains groupes de population aux Pays-Bas, en Allemagne et aux Etats-Unis. En France et au Canada, elle couvre 10 à 15% des dépenses dans le cadre des régimes d'assurances complémentaires au régime général. Les médicaments pèsent peu sur la dépense publique au Mexique (la part de la dépense de médicaments prise en charge par le système de santé est de 12%), aux Etats-Unis (24%), en Pologne (37%) et au Canada (38%). Dans d'autres pays (Autriche, France, Allemagne, Espagne et Suède notamment), l'assurance maladie continue à payer plus des deux tiers de la facture des médicaments. L'étude est disponible sur le site internet de l'OCDE: http://www.oecd.org