Bruxelles, 28/06/2006 (Agence Europe) - Dans un discours prononcé lundi à l'Institut universitaire européen, le Président de l'Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a réitéré ses propositions visant à instaurer un mécanisme de dialogue plus performant entre l'Eurogroupe qu'il préside, la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE). Ces propositions avaient été accueillies fraîchement par le Président de la BCE, Jean-Claude Trichet, à qui M. Juncker les avait adressées par écrit fin mai (EUROPE n° 9201). M. Trichet a depuis soutenu à plusieurs reprises que les contacts instaurés par le Traité de Maastricht entre la BCE et les gouvernements étaient parmi les meilleurs au monde entre une banque centrale et la sphère politique (EUROPE n° 9207 et 9216).
Si Jean-Claude Juncker s'est félicité lundi de la bonne performance de la BCE en termes de crédibilité notamment, il a insisté sur les avantages d'une coopération plus étroite par le biais de rencontres régulières pour discuter de la réforme structurelle dans la zone euro ou de taux de change et pour mieux accentuer le point de vue de la zone euro dans les discussions avec les partenaires économiques situés en dehors de la zone euro. Ce type de rencontre, qui ne porterait aucunement atteinte à l'indépendance de la BCE dans le domaine de la politique monétaire, devrait servir à formuler un diagnostic commun des grands défis que la zone euro devra relever à moyen et long terme et permettre de donner une plus grande orientation stratégique aux travaux de l'Eurogroupe, a-t-il pris soin de préciser.