Luxembourg, 08/06/2006 (Agence Europe) - Jeudi à Luxembourg, les ministres de l'Energie de l'UE ont, dans le cadre de leurs discussions sur les relations énergétiques internationales, apporté leur soutien à la contribution conjointe (en vue du prochain Conseil européen) de Javier Solana et de la Commission sur la sécurité énergétique et la politique extérieure de l'Union (EUROPE n° 9202 et EUROPE/Documents N° 2437). « Ce document constitue une excellente base pour la politique énergétique européenne », s'est félicité devant la presse le président du Conseil, Martin Bartenstein, pour qui: « nous sommes tous d'accord sur le fait que nous devons parler d'une seule voix sur la scène internationale ». Le Commissaire à l'Energie, Andris Piebalgs, s'est réjoui pour sa part d'un « pas en avant significatif du Conseil pour une politique énergétique intégrée ». Pendant les travaux du Conseil, tous les ministres intervenus ont souligné l'importance de « parler d'une seule voix » dans les dialogues énergétiques avec les pays partenaires de l'Union, producteurs ou de transit. Plusieurs Etats membres - Allemagne, France, Belgique et Pays-Bas notamment - ont néanmoins exprimé leur réticence à voir la Commission multiplier les initiatives sans les tenir informés et ont demandé davantage de coordination entre la Commission et le Conseil. Ce qui n'a pas empêché M. Piebalgs de se féliciter du « soutien apporté à l'activisme de la Commission » en matière de relations énergétiques avec l'extérieur. D'autres Etats membres - Luxembourg, Italie et Pays-Bas en particulier - ont souligné la nécessité de parvenir d'abord à un marché intérieur plus intégré avant de développer plus avant une politique extérieure énergétique commune. « Nous avons pour le moment une approche européenne mais pas communautaire, ce qui est normal compte tenu du faible degré d'intégration du marché intérieur de l'énergie », a notamment remarqué le Luxembourgeois, Jeannot Krecké.
La Présidence autrichienne et la Commission ont informé le Conseil des derniers développements des principaux dialogues énergétiques, en particulier avec la Russie (réunion des ministres de l'Energie du G-8 du 16 mars et du Sommet de Sotchi du 25 mai) et du dialogue avec l'Organisation des pays producteurs de pétrole, l'OPEP (EUROPE n° 9206). L'Allemagne, en particulier, a salué l'annonce par la Commission et l'OPEP de l'intention de conduire une étude conjointe sur les investissements nécessaires dans le secteur du raffinage.