Strasbourg, 10/04/2006 (Agence Europe) - Dans une résolution adoptée le 6 avril, le PE demande la libération d'Ayman Nour, leader du parti d'opposition égyptien Al Ghad, condamné à cinq ans de prison pour avoir « soi-disant falsifié une partie des cinquante signatures nécessaires à l'enregistrement de son parti » aux élections de 2005. Le Parlement, qui note que le plan d'action UE/Egypte dans le cadre de la politique de voisinage de l'UE doit être adopté en principe en juin prochain, invite la Commission et le gouvernement égyptien à inclure dans ce plan la création d'une sous-commission des droits de l'homme et des mesures sur la liberté de l'enseignement, des médias et de religion. Même si cela devait entraîner une prolongation des négociations au-delà de la date du 12 juin prévue pour le Conseil d'association, le plan d'action devrait inclure, selon le PE, des problème sensibles tels que la levée de l'état d'urgence, la prévention et la lutte contre la torture, l'abolition de la détention arbitraire et le renforcement de l'indépendance judiciaire. Le PE, qui salue le processus de réforme politique que les autorités égyptiennes se sont engagées à poursuivre, invite aussi le gouvernement à réformer le cadre juridique régissant les élections, sur la base des normes internationales.