Bruxelles, 10/04/2006 (Agence Europe) - Dans un discours prononcé le 10 avril au parlement de Skopje, le Président du Parlement européen Josep Borrell a rendu hommage à l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (Arym) pour les progrès faits aussi bien sur plan politique qu'économique et, tout en avertissant que « la route vers l'adhésion est longue: c'est un espagnol qui vous le dit », il a voulu dissiper les craintes et les doutes quant à l'avenir européen des Balkans. Votre pays « vient de se voir offrir le statut de candidat », et la perspective européenne des autres pays des Balkans occidentaux a été réaffirmée par le Conseil comme (le 16 mars) par le Parlement, a-t-il rappelé, en précisant: quant à la « capacité d'absorption » de l'UE, le PE a demandé à la Commission de la définir, en définissant notamment les frontières géographiques de l'Union. Ne voyez pas de « malveillance » dans cela, car le Parlement « n'entend pas exclure » mais veut, au contraire, « inclure, et pour bien inclure, l'UE doit être en état de le faire avec efficacité », a plaidé M. Borrell. Votre pays est « un exemple à suivre », a-t-il aussi estimé, en évoquant: « l'élan de solidarité » qui lui a fait accueillir, « dans la dignité, plus de 360 000 réfugiés qui fuyaient l'épuration ethnique », sa « détermination dans l'application des accords d'Ohrid », les initiatives en faveur de l'insertion des Roms, la réduction de l'inflation (d'environ 700% dans les années 90 à 0,5% en 2005), une croissance qui « frise les 4% ». Quant au soutien de l'UE à la création d'une zone de libre-échange dans la région, M. Borrell s'est exclamé: « Vous ne pouvez pas entrer dans une zone intégrée sans vous intégrer vous-mêmes. Ne voyez pas dans cette démarche je ne sais quelle tentative de reconstituer l'ex-Yougoslavie. (…) Il s'agit tout simplement de faciliter vos échanges et vos relations avec vos proches voisins par des mesures concrètes ».