login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9171
Sommaire Publication complète Par article 20 / 40
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ecofin/asem

Appel à davantage de « flexibilité » dans l'évaluation du yuan - Bonne tenue de l'économie malgré les risques globaux - Pression sur le Myanmar

Vienne, 10/04/2006 (Agence Europe) - « Il y a une attente de la part de nombreux gouvernements européens et des États-Unis » de « voir plus de flexibilité dans certaines monnaies asiatiques », a déclaré le 9 avril Karl-Heinz Grasser, Président du Conseil Ecofin, à l'issue de la réunion des ministres des Finances de l'Asie Europe Meeting (ASEM). Selon lui, « plus de flexibilité pour le yuan (chinois) pourrait être une bonne chose » pour réduire les déséquilibres mondiaux. Haruhiko Kuroda, Président de la Banque asiatique de développement, note qu'il existe « une marge pour davantage de flexibilité de la monnaie chinoise » mais « seul un ajustement graduel est approprié » pour le yuan et précise qu'il appartient aux autorités chinoises de décider du rythme et des modalités d'une telle mesure. En décembre 2005, le G7 avait demandé plus de flexibilité du système de change chinois (voir EUROPE n°9082). Dès juillet 2005, la Chine avait accepté de réévaluer le yuan de 2% (voir EUROPE n°8996).

Les 38 ministres des Finances de l'ASEM ont noté la bonne tenue de l'économie internationale. « L'Asie et les États-Unis » demeurent « les moteurs de la croissance globale » et « les pays de l'UE et le Japon » témoignent de signes de reprise de la demande interne, annonce le communiqué final. « Les prévisions sont encourageantes », a estimé M. Grasser: la croissance mondiale est de « 4,5% », celles des pays asiatiques de l'ASEM et de l'UE respectivement de « 6,5% » et de « 2,5% ». M. Kuroda a aussi évoqué les risques qui pèsent sur l'économie: « la menace d'une pandémie de grippe aviaire », « les prix du pétrole », « les taux d'intérêt à long terme » et les risques de change.

Dans la déclaration finale, « les pays européens ont souligné leur insatisfaction vis-à-vis de la situation au Myanmar » en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le « pressent » « à mettre en œuvre tous les traités et standards internationaux » dans ce domaine, tels que les recommandations du Groupe d'action financière.

Sur un plan général, les ministres des Finances de l'ASEM estiment que des progrès sont nécessaires dans trois domaines: les négociations commerciales dans le cadre de l'OMC ; la mise en œuvre des « objectifs du Millénaire pour le développement » ; le lancement de « stratégies adéquates de communication » aux niveaux international et national pour « accroître la compréhension et l'acceptation des politiques de promotion de la mondialisation ».

Les ministres ont par ailleurs discuté des problèmes de représentation des pays émergents au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale. Selon eux, « une distribution des quotas qui reflète les évolutions de l'économie mondiale améliorerait la représentation et l'appropriation de ces institutions par l'ensemble des pays membres ». M. Grasser a indiqué que, dans ce domaine, « la première étape est l'adoption de quotas », à « Singapour », lors des prochaines rencontres annuelles des deux institutions de Bretton Woods. Les chefs d'État et de gouvernement de l'ASEM se réuniront à Helsinki en septembre. La prochaine réunion des ministres des Finances de l'ASEM aura lieu en 2008 en Corée. L'ASEM rassemble les 25 États membres de l'UE, les 10 pays de l'ASEAN, la Chine, le Japon et la Corée du Sud.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE