Bruxelles, 10/02/2006 (Agence Europe) - "On l'appelle le fantôme", a commenté mercredi le président de l'Assemblée de l'UEO, Jean-Pierre Masseret, en parlant de Javier Solana. M. Masseret a notamment rencontré, le 8 février à Bruxelles, avec d'autres membres de l'Assemblée, les ambassadeurs du COPS, le président du Comité militaire et le directeur de l'Agence européenne de défense. Il a indiqué à cette occasion à la presse que l'Assemblée va plus particulièrement s'intéresser au Caucase et à l'Asie centrale dans les prochains mois. Elle entend aussi développer les relations avec les parlements nationaux et inviter régulièrement les présidents des commissions de la défense, y compris celui du Parlement européen (le démocrate-chrétien allemand Karl von Wogau). Et d'expliquer que ce n'est pas la survivance de l'UEO qui est importante mais que, même lorsque l'Union de l'Europe occidentale aura disparu, le contrôle parlementaire qui s'exerce au sein de son Assemblée restera indispensable. "Nous allons appuyer là où ça fait mal", promet Jean-Pierre Masseret, qui constate qu'il y a "une différence entre la mécanique décrite et la capacité de mise en œuvre" et que le rôle des parlementaires est aussi de détecter les lacunes et les dysfonctionnements, pour "garantir l'efficacité des rouages" de la défense européenne.