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Bulletin Quotidien Europe N° 9129
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc

Appel de M. Mandelson au G-90

Bruxelles, 10/02/2006 (Agence Europe) - Jeudi à Port Louis (Ile Maurice), devant les ministres du Commerce des pays d'Afrique australe et orientale, le Commissaire au Commerce Peter Mandelson a affirmé que, dans le cadre du Doha Round, les pays africains ACP et du G-90 gagneraient plus à exiger une plus grande ouverture des marchés des biens manufacturés du Brésil et de l'Inde qu'à essayer de forcer l'Europe à faire davantage de concessions sur l'accès au marché agricole. M. Mandelson a réitéré à cette occasion l'importance de différencier les pays en développement (PED) dans l'Agenda de Doha. « Hong-Kong a fait ressortir les divergences entre les économies émergentes sans préférences tarifaires et les pays du G-90 avec préférences tarifaires, entre ceux qui veulent une libéralisation agressive - dans l'agriculture du moins - et ceux qui, comme Maurice et les PED semblables, ont besoin de plus de souplesse (…). La prise en compte de ces différences n'est pas une tentative de « diviser et régner ». La différenciation entre les PED est un impératif moral qui aidera le développement », a expliqué M. Mandelson avant de rappeler que le G-20 (groupe de négociation regroupant les pays émergents) et le G-90 « n'ont pas des intérêts et des capacités identiques en matière de commerce ». Soulignant la nécessité de renforcer le commerce Sud-Sud qui représente « déjà » 40% des exportations des PED, le Commissaire a invité les pays ACP et du G-90 à mettre davantage de pression sur les pays émergents. Les barrières au commerce Sud-Sud étant encore très élevées (70% des droits payés par les PED le sont à destination d'autres PED, essentiellement sur les biens non agricoles - NAMA), de petits pays comme l'île Maurice et la majeure partie des pays d'Afrique subsaharienne pourraient tirer profit de la possibilité d'exporter davantage vers des pays émergents comme l'Afrique du Sud, le Brésil et l'Inde, a-t-il dit, en ajoutant: « C'est pourquoi nous devons encourager les pays du G-20 à ouvrir davantage leurs marchés » des biens agricoles, des NAMA et des services. M. Mandelson a ajouté, à l'attention des pays du G-90: « Aidez-nous à le faire d'une manière raisonnable et proportionnée ».

M. Mandelson a aussi fait part aux partenaires du G-90 de la frustration de l'UE devant la résistance affichée par certains pays africains à l'ouverture de leur marché des services (transports, infrastructures, services financiers et télécommunications), et s'est dit « convaincu qu'il est dans l'intérêt de certains pays du G-90 de tirer profit d'un commerce plus large des services ». « Les économies des PED ont besoin d'une base forte en matière de services et ceci devrait se refléter dans les offres révisées » (qui devront être déposées avant fin juillet), a-t-il ajouté, en encourageant les pays du G-90 à jouer un rôle positif dans les négociations sur la facilitation des échanges.

Vendredi, M. Mandelson s'est rendu en Afrique du Sud pour participer au 7ème Sommet de la gouvernance progressiste à Pretoria les 11 et 12 février, avec le président sud-africain Thabo Mbeki, le président brésilien Lula Da Silva, le Premier ministre britannique Tony Blair, le directeur général de l'OMC Pascal Lamy entre autres.

Rappelons que M. Mandelson doit participer au G-6 qui regroupe les grandes puissances commerciales de l'OMC (Union, Etats-Unis, Brésil, Inde, Australie et Japon) les 10 et 11 mars à Londres.

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