Bruxelles, 10/02/2006 (Agence Europe) - Suite à l'adoption du rapport de la Commission sur la mobilité des travailleurs dans l'UE après 2004 (voir EUROPE n°9127), la Confédération européenne des syndicats (CES) demande aux Etats membres et aux institutions européennes d'investir d'urgence dans des mesures permettant une gestion adéquate des marchés du travail nationaux et européens, fondée sur le principe de l'égalité de traitement. Ce serait là la meilleure manière de répondre aux préoccupations et aux craintes des citoyens, note la CES en se référant à la résolution sur la libre circulation des travailleurs dans une Europe élargie adoptée par son comité exécutif en décembre 2005. « Il y a de nombreux et bons arguments pour mettre fin le plus rapidement possible aux mesures transitoires qui s'appliquent à la libre circulation des travailleurs des nouveaux Etats membres européens. A leur place, les Etats membres et l'UE devraient se concentrer sur des mesures spécifiques, tant au niveau national qu'européen, afin de protéger leurs travailleurs, leurs marchés du travail et leurs systèmes sociaux », commente John Monks, le Secrétaire général de la CES. La CES accueille favorablement l'accent mis sur le rapport de la Commission sur la nécessité pour les Etats membres de renforcer le contrôle et la mise en œuvre de la réglementation sociale, mais regrette que la Commission n'ait pas retenu ses revendications sur le renforcement de la protection sociale aux niveaux européen et national. La CES rappelle qu'elle soutient un marché du travail ouvert reposant notamment sur l'égalité des salaires et des conditions de travail pour un travail de même valeur sur le même territoire, le respect des négociations collectives nationales, l'égalité d'accès de tous les travailleurs aux prestations sociales et des mécanismes appropriés de contrôle et de mise en œuvre de la réglementation sociale impliquant les partenaires sociaux.