Bruxelles, 02/02/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne s'est félicitée des décisions prises le 27 janvier par les pays membres de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), qui permettront d'assurer une meilleure protection des ressources halieutiques. Cette organisation régionale de pêche comprend 23 membres (Communauté européenne, Espagne, Italie, France, Grèce, Chypre, Malte, Slovénie, Albanie, Algérie, Bulgarie, Croatie, Égypte, Israël, Japon, Liban, Libye, Monaco, Maroc, Roumanie, Syrie, Tunisie, Turquie).
La CGPM a décidé de mettre en place un programme de gestion de l'effort de pêche (réduction des jours de pêche) qui concernera certaines pêcheries d'espèces démersales et de petites espèces pélagiques. Les experts de cette organisation devront fournir, avant la fin de l'année, un avis scientifique qui servira à déterminer les restrictions qui s'appliqueront durant les prochaines années. Les pays membres de l'organisation ont aussi interdit le chalutage de grand fond dans trois zones de pêche (situées au large des côtes d'Egypte, d'Italie et de Chypre) où se trouvent des habitats sensibles (comme les récifs coralliens). La CGPM a dorénavant interdit chaque année, du 1er janvier au 14 août, la pêche à la coryphène à l'aide de panneaux flottants. Cette technique présente l'inconvénient de capturer beaucoup de poissons trop petits. Par ailleurs, des mesures supplémentaires ont été prises pour mieux lutter contre la pêche illégale.
Les services de Joe Borg, Commissaire européen à la Pêche, rappellent aux Etats membres de l'UE la nécessité d'adopter des mesures communautaires de protection des ressources halieutiques en Méditerranée. La Commission espère que les ministres européens parviendront à un accord sur le dossier en juin, après dernier échec de ces négociations, le 20 septembre 2005 (EUROPE n° 9031).