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Bulletin Quotidien Europe N° 9084
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/uem/grece

La Commission vérifiera en janvier si les mesures de la Grèce pour 2006 sont conformes aux recommandations du Conseil

Bruxelles, 07/12/2005 (Agence Europe) - « En 2005, l'effort budgétaire fait par la Grèce a été conforme à ce que le Conseil avait recommandé il y a quelques mois », a déclaré le Commissaire Almunia à la presse après la réunion de l'Eurogroupe lundi soir. Suite à son entretien avec le ministre grec des Finances, Giorgios Alogoskoufis, il a précisé: « J'espère que pour les prochaines décisions qui seront adoptées concernant 2006 et l'avenir, nous pourrons également parvenir à un accord avec les autorités grecques et avec le Conseil ». Contrairement à ce qu'elle envisageait, la Grèce a finalement décidé de ne pas inclure d'opération de titrisation dans son projet de budget pour 2006, actuellement devant le parlement, et cela avant même qu'Eurostat ne se prononce sur la conformité d'une telle démarche avec les normes comptables européennes. Pour 2006, « certaines mesures exceptionnelles ont été introduites, d'autres non », a constaté Joaquin Almunia, qui examinera les suites à donner à la procédure pour déficit excessif contre la Grèce dans « les premières semaines de janvier ». Les engagements des autorités grecques pour réduire le déficit à 2,6% en 2006 demeurent les mêmes, a assuré mardi Giorgios Alogoskoufis à quelques journalistes. Sur la période 2004-2006, l'ajustement qu'il propose correspond à une réduction du déficit de 4%, dont 3,5% au moyen de mesures structurelles. « Nous sommes assez confiants que l'évaluation sera positive », conclut M. Alogoskoufis, qui souhaite réduire le déficit à 2,3% en 2007 et à 1,7% en 2008, conformément au programme de convergence qu'il soumettra à la Commission. Dans ses recommandations de février dernier, le Conseil prescrivait à la Grèce de réduire son déficit en 2006, par le biais de mesures de nature permanente représentant au moins 0,6% du PIB (EUROPE n°8891). A l'époque, toutefois, le déficit excessif « initial » en 2004 était évalué à 5,5%, alors qu'après révision il est passé à 6,6%, une hausse dont le monde « tient compte », a souligné M. Alogoskoufis.

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