Bruxelles, 07/12/2005 (Agence Europe) - Faute d'avoir pu obtenir avant la Conférence ministérielle de l'OMC à Hong-Kong l'organisation d'une réunion conjointe exceptionnelle regroupant les pays du G8 et les puissances émergentes pour tenter de sauver le Doha Round, le Brésil, qui s'attend à un échec des négociations la semaine prochaine, continue de faire pression pour qu'une telle réunion ait lieu en janvier prochain. Selon le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, les présidents brésilien Lula da Silva et américain George W. Bush auraient évoqué mercredi, lors d'un entretien téléphonique, la possibilité d'une telle réunion post Hong-Kong. Estimant pour sa part que « les différences de position (…) sur les questions relatives à l'agriculture sont trop importantes pour être réduites rapidement », le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, a de nouveau évoqué la tenue d'une nouvelle réunion ministérielle OMC début 2006. Par la voix de son ministre du Commerce, Toshihiko Nikai, le Japon, leader du groupe des pays importateurs agricoles, le G-10 (qui, comme l'Union, présente un profil défensif en agriculture), s'est dit disposé « à faire des concessions très douloureuses » à Hong-Kong sans toutefois préciser dans quels secteurs.
Par ailleurs, après la conclusion d'un accord à l'OMC sur l'accès aux médicaments génériques (voir autre nouvelle), le Commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, s'est félicité de cette « première contribution » au paquet développement en faveur des PMA que l'OMC devrait, à sa demande insistante, approuver à Hong-Kong. Rendant visite mardi à Paris au Premier ministre français Dominique de Villepin, M. Mandelson a promis qu'il représenterait « de son mieux les intérêts de la France et de l'Europe » à Hong-Kong. Les propos de M. Mandelson ne semblent toutefois pas avoir rassuré la ministre française du Commerce, Christiane Lagarde, qui a estimé mercredi qu'il y avait « des risques que le Commissaire au Commerce soit amené à faire des avancées dans le domaine de l'agriculture » qui pourraient dépasser le mandat qui lui a été conféré par le Conseil de l'Union.