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Bulletin Quotidien Europe N° 9084
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/espace

L'Agence spatiale européenne subit la même rigueur budgétaire que les autres institutions européennes

Bruxelles, 07/12/2005 (Agence Europe) - Alors que le programme spatial de l'UE est bien enlisé et que les prochaines perspectives financières ne seront pas de nature à le dynamiser, l'Agence spatiale européenne (ESA selon le sigle anglais) doit continuer à vivre avec un budget annuel moyen d'un peu moins de 3 milliards d'euros. En face, l'agence américaine dispose d'un budget de 16,5 milliards de dollars pour 2006, en augmentation de 2,4% par rapport à 2005, et la Chine (qui vient de réussir son premier vol habité) et l'Inde développent rapidement leurs politiques spatiales. A Berlin, où ils étaient réunis lundi et mardi, les ministres chargés de l'espace des 17 pays membres de l'ESA et le Canada (membre associé) ont adopté des orientations et des engagements financiers pour la période 2006-2010. Sur 3,1 milliards d'euros pour les activités obligatoires, 2,1 milliards seront consacrés aux programmes scientifiques en cours sur l'exploration du système solaire, la détection des exoplanètes, les recherches sur la formation de l'univers et l'origine de la vie. Une enveloppe de 1,3 milliard sera consacrée à l'observation de la terre et à la surveillance du climat, pour couvrir notamment la reconstruction du satellite Cryosat de surveillance des glaces des pôles, détruit lors de son lancement en octobre par une fusée russe. 600 millions sont prévus pour les télécommunications et 550 millions pour la participation à la station spatiale internationale. Du côté des lanceurs, les ministres ont approuvé un mécanisme de préférence européenne lors du choix d'un lanceur (devraient en bénéficier Ariane V, Vega et, plus tard, Soyouz depuis Kourou), mais ils n'ont crédité les travaux préparatoires pour les futurs lanceurs après Ariane V que de 283 millions d'euros. 200 millions sont prévus pour la phase 1 de GMES (en attendant que l'UE sorte de son impasse budgétaire) et 800 millions pour l'envoi d'un robot sur Mars (ExoMars).

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