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Bulletin Quotidien Europe N° 9039
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/social

Les partenaires sociaux réitèrent leur attachement au dialogue social européen, mais attendent les réformes nécessaires pour relancer la croissance et préserver la sécurité sociale - Contribution des partenaires sociaux au dialogue sur l'avenir de l'Europe

Bruxelles, 30/09/2005 (Agence Europe) - A l'occasion du Sommet du dialogue social qui s'est tenu le 29 septembre à Bruxelles, à la fois pour célébrer le 20ème anniversaire du dialogue social européen (en présence de Jacques Delors qui avait organisé en 1985 le premier sommet tripartite) et pour débattre de son avenir, les partenaires sociaux ont appelé les responsables politiques européens à agir pour « sortir l'Europe de la léthargie ». La Confédération européenne des syndicats (CES), le patronat européen (UNICE), l'Union européenne des petites et moyennes entreprises (UEAPME) et le Centre européen des entreprises à participation publique (CEEP) ont aussi annoncé leur engagement à entamer des négociations sur un programme de travail du dialogue social européen 2006-2008 ; il sera publié d'ici la fin de l'année. «Les partenaires sociaux européens ont l'intention de continuer à apporter une contribution constructive à l'intégration européenne. Mais le dialogue social européen compte sur le Conseil de l'UE et la Commission européenne pour donner un signal clair de leur volonté de sortir l'Europe de sa léthargie», affirment les présidents de la CES, du CEEP, de l'UNICE et de l'UEAPME dans un communiqué conjoint. Jeudi, ils ont tous réaffirmé leur soutien au programme de Lisbonne et à la stratégie européenne pour la croissance et l'emploi. Les partenaires sociaux ont par ailleurs marqué leur accord sur trois constatations qui serviront de base pour la poursuite du dialogue: - il est possible d'avoir une économie de marché qui fonctionne, avec un chômage faible et une protection sociale contre les risques, comme le démontre l'expérience de certains Etats membres. « Toutefois, avec près de 22 millions de chômeurs, une croissance insuffisante et des taux de productivité en baisse, on ne peut pas dire que l'Europe dans son ensemble est à la hauteur de ses ambitions » ; - le modèle social européen se traduit par des systèmes sociaux nationaux différents ayant en commun l'objectif de concilier progrès économique et progrès social, compétitivité et protection sociale, productivité et solidarité ; - pour que la stratégie européenne pour la croissance et l'emploi contribue à restaurer la confiance et trouve une dynamique dans les Etats membres, les politiques communautaires doivent clairement mettre le cap sur la modernisation.

« Tous - Commission européenne, présidence du Conseil et partenaires sociaux - ont confirmé aujourd'hui leur attachement et leur engagement en faveur du dialogue social, qui est et restera un élément central de la façon européenne de voir la société et la vie socio-économique », s'est réjoui le président de la Commission, José Manuel Barroso, jeudi soir devant la presse. Les partenaires sociaux jouent un rôle important dans le débat actuel sur l'avenir de l'Europe et du modèle social européen, « et je souhaite qu'ils viennent avec leurs propres idées » pour nourrir le débat que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE auront les 27 et 28 octobre lors du Conseil européen informel à Hampton Court (près de Londres). Le Sommet social qui précèdera cette réunion sera une occasion de plus pour les partenaires sociaux de présenter leurs suggestions et réflexions sur la manière dont l'Europe devrait envisager son avenir, a estimé M. Barroso. Un consensus de base existe déjà entre « tous » pour dire que la stratégie de Lisbonne est incontournable pour réformer le système européen. « Avec 20 millions de chômeurs, le statu quo n'est pas une option. Cependant, il faut que nous suivions une approche qui préserve le socle de valeurs communes » en matière de dialogue social, de protection des travailleurs, et de protection sociale, a souligné M. Barroso. Ces valeurs font partie du « patrimoine européen » et doivent être conservées, a-t-il dit. Ceci sera aussi reflété dans le document que la Commission prépare actuellement pour le Sommet européen de Hampton Court. Les institutions européennes et les partenaires sociaux sont aussi « unanimes » sur une autre constatation: « Nous avons rapidement besoin d'un accord sur le budget de l'Union », indispensable pour entamer les politiques et réformes nécessaires, a martelé M. Barroso. Le secrétaire général de la CES, John Monks, a estimé comme M. Barroso qu'il existe des « valeurs communes » dans les modèles sociaux nationaux des Etats membres. Cependant, on ne pourra pas trouver des solutions uniques qui conviendraient à tous, a-t-il reconnu. Il y a des valeurs communes, mais aussi beaucoup de « problèmes communs », notamment à cause du marché intérieur et de la libre circulation des travailleurs, car il manque encore de règles communes claires sur la protection sociale et les droits des travailleurs dans ce marché unique, a estimé M. Monks. Les employeurs européens sont prêts à poursuivre et même améliorer le dialogue social avec les syndicats, mais tout le monde doit être conscient du fait que « la croissance et la création de richesses sont essentielles pour assurer la solidarité et préserver la sécurité sociale. Sans emplois, sans croissance, il n'y a pas de politique sociale possible », a souligné le président de l'UNICE, Ernest-Antoine Seillière.

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