Bruxelles, 24/06/2005 (Agence Europe) - En rejetant l'ensemble des amendements formulés par Othmar Karas (PPE-DE/Autriche) qui avaient été repris par la commission économique et monétaire, la plénière du PE a adopté le 23 juin à Bruxelles telle quelle la position commune du Conseil sur la surveillance des positions budgétaires et de la coordination économique. Les deux règlements, sur la partie préventive du Pacte de stabilité et de croissance (1466/97) et sur son pendant pour la partie corrective (1467/97, concernant la procédure pour déficit excessif, entreront donc en vigueur sans délais, comme l'avait souhaité à plusieurs occasions le Président du Conseil, Jean-Claude Juncker.
Alors que le Conseil n'avait pas pris en compte les amendements votés par le Parlement en première lecture, la commission parlementaire avait tenu à les présenter une nouvelle fois en plénière, au risque de prolonger la procédure législative en cas d'adoption (EUROPE n° 8975). 309 députés, dont les élus du PSE, ont finalement voté contre les amendements proposés, 257 députés se sont prononcés pour et un s'est abstenu. Si M. Karas n'entendait pas abdiquer face à l'attitude « inacceptable » du Conseil, invoquant une question « d'orgueil » du Parlement, le socialiste luxembourgeois Robert Goebbels avait déjà prévenu la semaine dernière que son groupe pourrait entériner la position commune du Conseil (EUROPE n° 8969). Le PE a donc préféré une application rapide et cohérente de l'ensemble des éléments du Pacte à un hypothétique coup de force et à une situation d'incertitude.