Bruxelles, 21/03/2005 (Agence Europe) - En adoptant le rapport de la Verte finlandaise Satu Hassi sur la proposition de directive concernant la teneur en soufre des combustibles à usage maritime, la commission parlementaire de l'environnement s'est prononcée en deuxième lecture pour une réduction drastique de la pollution atmosphérique en provenance des navires de mer dans toute l'Union. Ce faisant, elle a réintroduit les amendements de première lecture du Parlement qui vont beaucoup plus loin que la position commune du Conseil (voir EUROPE du 24 juin 2004, p.10). Alors que le Conseil prônait une réduction de 10% des émissions de soufre, les parlementaires réclament une réduction de 80%. Le rapport Hassi étend en outre la portée géographique des mesures. La valeur limite obligatoire de 1,5% pour la teneur en soufre des combustibles couvrirait les bateaux navigant toutes les eaux de l'UE - y compris la Méditerranée - alors que le Conseil souhaitait l'appliquer aux seuls navires navigant en Mer du Nord, dans la Manche et dans la Baltique. En outre, cette valeur serait, dans un second temps, ramenée de 1,5 % à 0,5%, d'abord pour les navires en mer du Nord dans la Manche et dans la Baltique, avant d'être applicable aussi à la Méditerranée.
Dans un communiqué, Satu Hassi déclare: « Il est important que l'UE se dote, à l'avenir, de valeurs limites plus strictes, faute de quoi, les propriétaires et les opérateurs de navires ne seront pas incités à réduire les émissions. Le seul moyen de promouvoir le développement d'écotechnologies novatrices et performantes, c'est de créer un marché pour ces technologies respectueuses de l'environnement ».
Le Bureau européen de l'environnement (BEE) se réjouit du rapport Hassi qui « reconfirme la détermination du Parlement à renforcer les valeurs limites de l'UE pour protéger la santé et la biodiversité contre les combustibles marins sales ».