Bruxelles, 21/03/2005 (Agence Europe) - Au groupe PPE-DE du Parlement européen, levée de boucliers contre les résultats des travaux des ministres des Finances de l'UE sur la flexibilisation du Pacte de stabilité et de croissance (voir plus haut). Les députés CDU/CSU (à l'opposition en Allemagne) montent une fois de plus au créneau, Hans-Pottering, président du groupe, en tête. L'élu de la CDU parle dans un communiqué d'un « regrettable recul pour la stabilité monétaire », et d'une victoire des grands pays, en particulier l'Allemagne, sur les plus petits: en même temps, M.Pöttering reconnaît à Jean-Claude Juncker le mérite d'avoir réussi à garder les plafonds prévus par le Pacte (pour le déficit et la dette). Selon lui, pour l'avenir du pacte, il sera décisif de voir si la Commission pourra jouer pleinement son rôle dans la procédure pour déficit excessif: si ce sont les gouvernements qui décident, le Pacte sera vidé de substance, craint-il. Les élus de la CSU bavaroise Markus Ferber et Alexander Radwan sont plus virulents. Le ministre allemand des Finances Hans Eichel passera à l'histoire comme « le fossoyeur du Pacte », lance M. Radwan dans un communiqué, en déplorant aussi que « la Pologne et la Hongrie aient obtenu hier des concessions sur l'évaluation de leurs réformes des retraites ». Quant à M.Ferber, il estime que le Pacte n'est plus qu'un « tigre en papier » . C'est clair que les autres Etats membres attendent maintenant des concessions de l'Allemagne sur les perspectives financières en échange de ce résultat, estime-t-il, en protestant: « l'Allemagne paye deux fois, au détriment des prochaines générations ».