Bruxelles, 24/02/2005 (Agence Europe) - La Commission a confirmé avoir procédé les 22 et 23 février derniers à des inspections surprise dans les locaux de plusieurs fabricants européens de verre plat et de vitres destinées à l'industrie automobile, en coopération avec les autorités nationales. Six pays européens sont concernés: Belgique, France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède (uniquement le verre plat) et Italie (uniquement les vitrages automobiles). La Commission dit dans un communiqué avoir « des raisons de croire que les fabricants concernés ont pu, entre autres choses, coordonner des augmentations de prix et se mettre d'accord sur l'introduction d'une « surtaxe énergie » (qui compense la hausse des prix de l'énergie: NdlR) dans le secteur du verre plat ». Les producteurs de vitrages sont également soupçonnés d'une répartition coordonnée de la clientèle et d'entente sur les prix et les approvisionnements. Selon Reuters, le Britannique Pilkington, le Français Saint-Gobain et le Belge Glaverbel (filiale du Japonais Asahi Glass) ont confirmé avoir reçu la visite des inspecteurs de la Commission. Pilkington et Glaverbel se disent prêts à collaborer alors que Saint-Gobain précise, dans un communiqué, que ses divisions « vitrage » à La Défense et ses locaux d'Aix-la-Chapelle (Allemagne) étaient particulièrement visés. Cette procédure est la première étape d'une enquête communautaire dont la durée n'est pas soumise à une date limite. L'enquête ne préjuge pas de la culpabilité des entreprises qui ne sera démontrée ou démentie qu'à son issue.