Bruxelles, 27/01/2005 (Agence Europe) - Le démocrate-chrétien allemand Karl-Heinz Florenz, président de la commission de l'Environnement du Parlement européen, compétente sur le fond pour la proposition de législation REACH sur les produits chimiques, s'est réjoui jeudi de constater que le Commissaire européen à l'Industrie Günter Verheugen « bouge » sur cette proposition controversée. Après une rencontre informelle avec moi mercredi après-midi, dit M. Florenz, M. Verheugen a estimé que le plan en dix points que j'ai présenté sur la poursuite du processus REACH constitue un « point de départ pour une entente entre les institutions de l'UE sur ce difficile dossier ». M. Florenz, qui doit rencontrer dans les prochaines semaines M.Verheugen avec le Commissaire à l'Environnement Stavros Dimas, estime qu'il faut laisser tomber les « vaines exigences d'obtenir une proposition législative tout à fait nouvelle ». M. Florenz s'en prend au ministre allemand de l'Environnement, le Vert Jürgen Trittin, et lui demande de contribuer enfin à une « modification efficace du système REACH » et à la création d'une « Agence européenne des produits chimiques forte », en oubliant les « égoïsmes allemands ».
Karl-Heinz Florenz n'est pas tendre non plus envers ses collègues, qu'il a incité à renoncer aux positions extrêmes et à se concentrer sur l'essentiel. Dans son communiqué, M. Florenz affirme que, lors d'une réunion de la commission de l'Environnement, il a réussi à convaincre le rapporteur Guido Sacconi (PSE, italien), ainsi que les responsables des autres groupes politiques de l'utilité de sa démarche. Pour être crédible, le Parlement devra avoir une position claire sur les aspects centraux de REACH, et tous les groupes politiques devraient dire quels sont pour eux les points fondamentaux, insiste M. Florenz, pour qui ces points devraient être en particulier le coût de la procédure d'enregistrement, la protection de la propriété intellectuelle, mais aussi des questions comme les essais des produits sur les animaux.