Bruxelles, 26/01/2005 (Agence Europe) - Profitant de la mini-session plénière du Parlement européen, mercredi et jeudi à Bruxelles, le Groupe des Verts/ALE invite ses collègues du Parlement à signer sa déclaration demandant à la Commission européenne de présenter, avant la fin 2005, une proposition visant à limiter « au minimum absolu » le nombre de vols de nuit au sein de l'UE entre 23h et 7h (EUROPE du 22 janvier, p.10). Déplorant les carences de la directive 2002/30 sur la réduction des nuisances sonores, les Verts/ALE souhaitent que la Commission évalue la situation au sein de l'UE et légifère en cette matière pour améliorer le sommeil des riverains et mettre fin à la concurrence entre aéroports résultant des différentes législations existantes, ont expliqué mardi en conférence de presse les Belges Bart Staes et Pierre Jonckheer, la Britannique Caroline Lucas et la Néerlandaise Kathalijne Buitenweg. Sans harmonisation, certaines entreprises « peuvent prendre les gouvernements et les citoyens en otage » en délocalisant leurs activités vers des cieux plus cléments, a expliqué Bart Staes en faisant implicitement allusion au cas de DHL en Belgique. C'est pourquoi, les Verts/ALE veulent des « règles communes » en la matière, a-t-il ajouté. Parallèlement à la sensibilisation de leurs collègues, et au cas où ceux-ci ne les suivraient pas, les Ecologistes appellent également les citoyens à se mobiliser et espèrent recueillir un million de signatures des ressortissants de l'UE invitant la Commission à présenter une proposition législative, comme le prévoit la future Constitution (à son article I-47: NDLR), a poursuivi Kathalijne Buitenweg. Soulignons toutefois que les procédures et conditions requises pour la présentation d'une telle initiative citoyenne devront encore être précisées dans une loi européenne après l'entrée en vigueur de la Constitution. Si, jusqu'à présent, les Verts/ALE ne se sont pas entretenus officiellement avec les autres groupes du Parlement ou la Commission sur ce dossier, M. Jonckheer a indiqué avoir eu des contacts « informels » avec le Commissaire chargé des transports Jacques Barrot qui, selon lui, s'est montré « sensible » à cette question.