Bruxelles, 26/01/2005 (Agence Europe) - Avant le débat de mercredi soir en plénière sur le racisme et l'antisémitisme et la commémoration du 60ème anniversaire de la libération du camp de concentration d'Auschwitz, les polémiques entre députés européens continuent de fuser (EUROPE d'hier, p.13). Ainsi, deux membres polonais du groupe Indépendance et démocratie (Ind/Dem), Maciej Giertych et Boguslaw Rogalski, invitent leurs collègues à rejeter la résolution commune qui sera votée jeudi, en lui reprochant de défendre des thèses « révisionnistes » puisqu'elle ne dit pas que Auschwitz était un camp « allemand ». Deux députés italiens, Nicola Zingaretti (PSE) et Lapo Pistelli (ALDE), au contraire, critiquent la position des élus de la Lega Nord (membres du groupe Ind/Dem) qui ne veulent pas voter la résolution. Nous sommes « las d'apparaître comme la brebis galeuse de l'Europe », se plaint M. Pistelli. Et M. Zingaretti en profite pour dire au gouvernement italien de demander au ministre de la Justice Castelli (Lega Nord) de « mettre fin au boycottage », depuis deux ans, de la décision-cadre sur la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.
La Slovaque Anna Zaborskà (PPE-DE) fait, elle, une proposition, en affirmant dans un communiqué: « Auschwitz fait de nouveau partie de l'Union européenne. Si nous le décidons, Auschwitz peut devenir capitale de la nouvelle Europe. Une fois de plus, l'idéologie du « siège unique » relative aux lieux symboliques de l'Union européenne n'a pas de sens. Auschwitz et Strasbourg sont définitivement jumelées pour représenter à jamais les césure de l'histoire du continent ».