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Bulletin Quotidien Europe N° 8875
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/strategie de lisbonne /emploi/social

La Commission demande aux Etats membres de renforcer leurs efforts pour atteindre les objectifs de la stratégie européenne pour l'emploi, éliminer la pauvreté des enfants et veiller à ce que les pensions soient financièrement viables et adéquates

Bruxelles, 26/01/2005 (Agence Europe) - La Commission devrait adopter, jeudi, par procédure écrite, le rapport conjoint sur l'emploi 2004-2005, analysant les efforts faits par chaque Etat membre pour combattre le chômage, ainsi que le premier rapport conjoint sur la protection sociale et l'inclusion sociale qui étudie les mesures prises pour combattre la pauvreté en Europe et moderniser les régimes des pensions. Pour la première fois, ces rapports couvrent les 25 Etats membres de l'UE. Les rapports, qui seront transmis au Conseil Emploi/Politiques sociales des 3 et 4 mars à Luxembourg, font partie du paquet « Stratégie de Lisbonne », avec le rapport conjoint sur les Grandes orientations de Politique économique (GOPES). Ils seront transmis, après adoption par les Conseils respectifs, au Sommet de printemps de mars 2005 à Bruxelles.

I. Rapport conjoint sur l'emploi 2004/2005: la Commission constate que la situation dans l'UE n'est pas des meilleures, que les réformes du marché du travail sont très lentes, et que le climat économique n'est guère favorable. Les objectifs de la stratégie européenne pour l'emploi (SEE) n'ont pas été atteints au cours de cette période, qu'il s'agisse du plein emploi, de l'amélioration de la qualité du travail et de la productivité au travail, du renforcement de la cohésion et de l'inclusion sociales. Il faut donc renforcer nos efforts pour les atteindre, souligne la Commission. Parmi les dix nouveaux Etats membres, nombreux sont ceux qui ont pu relever les défis qui se posaient en matière de politique de l'emploi. C'est le cas, par exemple, de la Hongrie qui a progressé dans de nombreux domaines: stratégies et systèmes d'apprentissage tout au long de la vie, lutte contre le départ des élèves très jeunes de l'école, coûts du travail, salaires, renforcement de l'emploi dans les services publics ou encore politiques actives du marché du travail, « making work pay », intégration des immigrants et des minorités sur le marché de l'emploi, participation des femmes au marché du travail.

Selon la Commission, le taux d'emploi global dans l'UE des 25, qui devrait être de 70% en 2010, est actuellement de 63%, ce qui signifie que le taux de 67% attendu pour 2005 ne sera pas atteint. Pour les femmes et pour les travailleurs âgés, les taux ont respectivement stagné à 55% et 40%. La Commission constate aussi que le fossé entre l'UE et les Etats-Unis continue de se creuser. Ainsi, si on compare l'évolution du taux de productivité du travail (taux annuels - par travailleur), on voit que pour la période 1997-2000, il était de 1,3% pour l'UE15 et 2,0% aux Etats-Unis, et pour la période 2001-2003, de 0,6% pour l'UE15 et de 2,9% aux Etats-Unis. Cela veut dire que la productivité de l'UE15 est tombée de 65% de celui des Etats-Unis en 1997-2000 à 20% pour 2001-2003, constate amèrement la Commission.

Pour remonter la pente, la Commission recommande aux Etats membres de faire des efforts dans les domaines suivants: « making work pay », réformer les services d'emploi publics, encourager les stratégies d'apprentissage tout au long de la vie et l'entrepreneuriat. Elle confirme les conclusions du rapport du Groupe Kok et demande de se concentrer sur les points suivants: améliorer la flexibilité des travailleurs et des entreprises, attirer plus de personnes sur le marché du travail et les y maintenir, investir plus efficacement dans le capital humain et dans l'apprentissage tout au long de la vie et mieux mettre en œuvre les réformes.

II. Premier rapport conjoint sur l'inclusion sociale et la protection sociale: ce rapport annuel est un instrument essentiel pour la coordination, au niveau de l'UE, des politiques sociales des Etats membres (selon la méthode ouverte de coordination lancée en 2001). La Commission recommande en priorité aux Etats membres de faire plus d'efforts pour éliminer la pauvreté des enfants et d'améliorer les qualifications des jeunes qui quittent trop tôt l'école et les conditions de logement pour les personnes en difficulté. Elle demande aussi d'agir pour renverser les tendances du passé concernant les départs en préretraite et offrir aux gens la possibilité de travailler plus longtemps. Les Etats membres doivent donc tout mettre en oeuvre pour accroître l'emploi, réduire la pauvreté et veiller à ce que les pensions soient financièrement viables et adéquates.

Plus de 68 millions de citoyens, soit 15% de la population de l'UE25, étaient en 2002 en situation de risque de pauvreté. Ce taux allait de 10% ou moins en République tchèque, Suède, Danemark, Hongrie et Slovénie à 20% ou plus en Irlande, Grèce, Portugal et Slovaquie. Les groupes les plus exposés à la pauvreté sont les chômeurs, les familles monoparentales (surtout les femmes) et les personnes âgées vivant seules, ainsi que les sans-abris. Les plus hauts taux de pauvreté se trouvent parmi les enfants, explique la Commission, rappelant qu'Irlande, Royaume-Uni et Danemark ont fait de l'élimination de la pauvreté des enfants une priorité. Quant aux femmes, le rapport estime encore qu'un moyen clé pour réduire leur pauvreté est de leur trouver un emploi, mais souligne que si les femmes travaillent, cela entraîne de nouvelles demandes sociales, comme la création de crèches et de garderies.

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