Bruxelles, 21/01/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne a accepté la demande que lui a adressée l'autorité irlandaise de régulation du marché des télécommunications ComReg (Commission for Communications Regulation) d'introduire davantage de concurrence sur le marché national dominé par deux opérateurs. Après avoir examiné les conclusions que lui a transmises la ComReg, la Commission estime que sur le marché irlandais on constate actuellement une position dominante de Vodafone et de mmO2, qui à eux seuls détiennent 90% du marché, et que ces deux opérateurs doivent ouvrir leurs réseaux aux concurrents. La Commission a envoyé vendredi une réponse positive à la demande de notification que lui avaient adressée les autorités irlandaises le 10 décembre dernier. Cette procédure obéit aux dispositions de l'Article 7 de la directive-cadre sur les télécommunications qui demande aux autorités nationales compétentes d'examiner la situation de concurrence sur le marché des télécoms, de notifier à la Commission ses observations et de prévoir des mesures adéquates afin de rétablir le bon fonctionnement du marché (« mécanisme de consultation »). « L'Europe ne deviendra réellement compétitive que si nous nous assurons qu'il existe une concurrence effective sur des marchés cruciaux tels que les marchés des communications électroniques », a commenté la Commissaire Viviane Reding chargée de la société de l'information et de l'audiovisuel. « J'espère que les mesures proposées par le régulateur irlandais accroîtront la concurrence et mèneront à une baisse des prix pour les consommateurs », a-t-elle ajouté, précisant que, dans l'ensemble, l'accès aux réseaux de téléphonie mobile est dans l'ensemble suffisamment ouvert dans l'Union européenne. Martin Selmayr, porte-parole de la Commissaire, a souligné pour sa part la spécificité de la mesure, qui ne concerne que l'Irlande, et son caractère temporaire. La Commission n'a pas fixé de calendrier précis à propos l'échéance de ces nouvelles mesures mais indique qu'elles devront faire l'objet d'un réexamen une fois la concurrence installée, dans un laps de temps qu'elle évalue à un ou deux ans. Le fait qu'il n'existe que deux opérateurs ne constitue pas en soi un obstacle à la concurrence, précise la Commission.
Selon Reuters, mmO2 aurait réfuté les affirmations des autorités irlandaises à propos d'une position dominante avec Vodafone et aurait décidé de faire appel de la décision.