Bruxelles, 22/12/2004 (Agence Europe) - Après sa visite au Népal du 13 au 15 décembre derniers, la Troïka de l'UE appelle à la restauration du dialogue entre le gouvernement et le Parti communiste du Népal - Maoïste (PCN-M). Dans un communiqué, l'UE constate qu'il ne peut pas y avoir d'alternative à un gouvernement démocratique et appelle à la fin des violences et de l'insécurité, afin de permettre la tenue d'élections libres et équitables. Le dialogue doit être la première étape des changements du système politique, sociétal et économique que les Népalais désirent, insiste l'UE, qui voit dans le refus du PCN-M de répondre, sans conditions préalables, à l'invitation du gouvernement au dialogue, la preuve de son manque d'intérêt pour la poursuite d'objectifs politiques démocratiques. Face à la détérioration de la situation des droits de l'Homme, l'UE renouvelle notamment son soutien à la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH), qui doit avoir un plein accès aux lieux de détention sans besoin de notification préalable. Enfin, l'UE regrette que la situation actuelle entrave la mise en œuvre des opérations d'assistance humanitaire et de développement pour lesquelles l'UE mobilise 100 millions d'euros par an au Népal.