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Bulletin Quotidien Europe N° 8854
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/pacte de stabilite

Des députés européens critiquent la Commission pour son indulgence à l'égard de l'Allemagne et de la France

Bruxelles, 22/12/2004 (Agence Europe) - La décision de la Commission européenne de suspendre la procédure pour déficit budgétaire excessif à l'égard de la France et de l'Allemagne indigne plusieurs députés européens, surtout allemands (EUROPE du 15 décembre, p.12). La nouvelle Commission européenne "suit la ligne molle de la Commission dominée par les socialistes qui l'a précédée", s'insurge dans un communiqué l'élu de la CDU Christoph Konrad, qui fait un parallèle: c'est comme si un chauffeur coupable d'excès de vitesses et à qui on devrait retirer le permis pouvait simplement continuer à conduire. L'élu de la CSU Alexander Radvan, lui, fustige une Commission qui "s'incline" devant des "pécheurs" comme l'Allemagne et la France. La Commission justifie sa décision par la promesse du ministre allemand des Finances Hans Eichel de ramener le déficit budgétaire allemand sous les 3 % en 2005, note le député européen, en ironisant: cette supposition est "très, très audacieuse". Hans Eichel a déjà brisé deux fois une telle promesse, rappelle pour sa part Silvana Koch-Mehrin (ALDE, allemande), qui lance dans un communiqué: le gouvernement allemand veut apparemment gagner du temps et obtenir un report de la décision sur de possibles sanctions jusqu'au moment où le Pacte de stabilité sera définitivement enterré (pour M. Konrad, M.Eichel est "le fossoyeur " du Pacte). Le Parlement ne doit pas hésiter, si nécessaire, à demander l'avis de la Cour de justice sur des propositions de modifications du Pacte qui iraient contre le traité, avertit l'élue du FDP. Au sein du même groupe, l'Italien Enrico Letta déplore la "complaisance" du Conseil Ecofin à l'égard de la France et de l'Allemagne en novembre 2003, et souligne que le gel par la Commission des procédures contre ces deux pays ne doit pas être considéré comme "une grâce", mais comme un avertissement. En même temps, selon l'élu d'Uniti nell'Ulivo cet épisode confirme l'urgence d'une réflexion « pragmatique » sur la mise en oeuvre du Pacte, en particulier à la lumière de la situation monétaire internationale.

 

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