Bruxelles, 16/06/2004 (Agence Europe) - Dans une communication adoptée mercredi, la Commission propose un partenariat stratégique avec l'Inde couvrant cinq volets essentiels: l'amélioration de la coopération internationale, le renforcement du partenariat économique, la coopération au développement, les relations intellectuelles et culturelles et l'architecture institutionnelle. Le précédent partenariat datant de juin 1996, la Commission a estimé qu'il était nécessaire de l'actualiser.
L'UE souhaite d'abord une meilleure coordination des positions lors de la préparation, de la négociation et de la mise en œuvre des grandes conventions et conférences multilatérales, notamment dans le cadre de l'ONU, dont la réforme mérite un dialogue continu. L'Inde et l'UE, qui mobilisent de nombreux effectifs pour la prévention des conflits et le maintien de la paix, devraient aussi développer des initiatives communes (par exemple, pour la formation de ces contingents). Dans le domaine de la non prolifération des armes de destruction massive, l'UE appelle à plus de dialogue politique et suggère des réunions d'experts pour garantir le contrôle des exportations de produits sensibles à double usage. La lutte contre le terrorisme et le crime organisé et la promotion de la démocratie et des droits de l'Homme sont une autre priorité. L'UE pourrait également élaborer un document stratégique pour l'Asie du sud qui servirait à lancer une approche régionale pour la paix, la prospérité et la stabilité de la zone.
Le poids économique croissant de l'Inde incite l'UE à promouvoir les échanges et les investissements par le biais d'un dialogue concernant à la fois des questions intersectorielles comme l'environnement ou la politique industrielle et des secteurs stratégiques comme la société de l'information, les transports, l'énergie, les biotechnologies ou la coopération spatiale (Galileo).
Le soutien de l'UE au développement doit porter surtout sur la réduction des inégalités sociales et régionales et assurer une participation effective des groupes minoritaires.
Pour la compréhension mutuelle, la Commission appelle en particulier le Parlement européen et le Parlement indien à accroître leurs échanges, par des visites formelles notamment, et suggère aussi des échanges entre universitaires et le lancement de projets culturels.
Quant à l'architecture institutionnelle des relations, elle pourrait être simplifiée en précisant les activités de chaque structure de dialogue (sommets, commissions conjointes, groupes de travail, etc.).
Heureux de pouvoir travailler avec le nouveau gouvernement indien, le Commissaire Chris Patten "espère que les ministres répondront à notre communication avec des propositions de leur propre cru". Elles pourraient être faites au 5ème Sommet UE-Inde, le 14 octobre, à La Haye.