16/06/2004 (Agence Europe) - Dans un commentaire publié par The European Policy Centre sur les élections européennes et le Conseil européen, Max Kohnstamm estime que ces élections ont été le reflet de la "maladie qui menace le progrès" de l'intégration européenne: "la maladie consistant à utiliser des mots sans les traduire en action". Selon lui, en outre, il n'y a pas de véritables partis européens . Et, tout en admettant que c'est peut-être un peu injuste de ne citer qu'un parti, il évoque l'exemple du Parti Populaire européen et du groupe PPE-DE, où se côtoient des partisans d'une Europe "quasi-fédérale" et ceux d'une simple coopération. "Ce qui les lie, ce ne sont pas des objectifs politiques, mais les nombres", dit-il. Quant au Parti, M. Kohnstamm s'indigne: chaque parti européen aurait eu la possibilité de proposer un candidat pour la présidence de la Commission, mais le PPE a réussi à faire de cette opportunité "une mauvaise blague en citant quatre ou cinq personnes, avant les européennes » (alors que le PPE va indiquer vendredi un seul candidat: NdlR). "Peut-on imaginer un parti politique se présenter à une élection nationale proposant non pas une, mais cinq personnes comme prochain Premier ministre?", lance M.Kohnstamm.