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Bulletin Quotidien Europe N° 8699
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/euromed

Session informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE et de la Méditerranée

Bruxelles, 04/05/2004 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE et de dix pays riverains de la Méditerranée (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Jordanie, Israël, Syrie, Liban, autorité palestinienne et Turquie) se retrouvent les 5 et 6 mai à Dublin pour leur traditionnelle session, « à mi-parcours » entre deux sessions formelles annuelles (à l'automne). Outre les ministres des 35 pays (les dix nouveaux Etats membres sont devenus, depuis le 1er mai, membres de plein de droit), il y aura le Haut représentant, Javier Solana; le Commissaire européen Chris Patten ; vraisemblablement aussi le président de l'Assemblée parlementaire EuroMed nouvellement créée, l'Egyptien Fathi Sourour ainsi que les pays invités-observateurs dont le plus significatif est la Libye. La Commission en attend encore une lettre confirmant son acceptation des acquis et des principes du processus de Barcelone. Cette condition remplie, Tripoli devrait devenir membre effectif de ce dialogue. La session s'ouvre le 5 mai par un dîner entre les ministres avant une session plénière jeudi avec, entre-temps, des rencontres entre la troïka européenne et Israël, d'une part, et avec les pays arabes, de l'autre. Le principal résultat attendu de cette conférence est la fixation d'un siège pour la Fondation culturelle EuroMed - probablement Alexandrie - et éventuellement la mise en place de méthodes de travail moins confuses et plus transparentes.

Sur le siège de la Fondation, la décision, pratiquement acquise, devra être formalisée sans froisser l'Italie laquelle maintient sa candidature, soutenue seulement par Israël, alors qu'un consensus s'est dégagé en faveur de l'Egypte. Les autres candidatures, Malte et Chypre, ne seraient encore maintenues que pour la forme. De source européenne, on espère aussi pouvoir avancer dans les discussions sur les aspects liés aux politiques de sécurité et de stabilité. Mais ce volet du processus EuroMed - affaibli par la mise en veilleuse du projet de Charte commune sur ces sujets - est maintenant en concurrence directe avec les dialogues particuliers noués par l'OTAN avec les pays de la région. Ces dialogues servent désormais de base de référence pour celui que l'UE compte développer en parallèle en liaison avec la PESD (politique de sécurité et de défense européenne). Des discussions ont déjà eu lieu à ce sujet, et la partie européenne espère, à Dublin, mieux expliquer ses visées car les pays partenaires affirment ne pas en percevoir encore clairement ni le cadre ni les objectifs.

Le contexte difficile au Moyen-Orient pèsera sur les débats, et ses récentes évolutions - mise en veilleuse du processus d'Oslo et du projet de « feuille de route » - risquent d'affecter davantage la sérénité au cours de cette rencontre. Celle-ci a lieu également à un moment où, en Irak, la situation est exacerbée par la multiplication d'attentats et les craintes d'un enlisement américain. La lutte contre le terrorisme sera d'ailleurs parmi les sujets sensibles que les ministres doivent aborder. Mais pour les pays arabes, en particulier la Syrie et le Liban, il est prématuré d'imaginer une consolidation du processus EuroMed (en particulier dans les domaines liés à la lutte contre le terrorisme et la sécurité notamment lorsqu'elle implique des militaires ou des forces de l'ordre) tant que la paix n'aura pas progressé dans la région. Il reste cependant que les réunions dans ce cadre sont le dernier lieu où Arabes et Israéliens s'assoient à la même table.

La conférence de Dublin permettra aux 35 pays de faire le point sur un dialogue qui tarde à atteindre sa vitesse de croisière. Outre les thèmes classiques de son ordre du jour, à savoir l'examen général de la situation politique, économique et les implications sociales, notamment l'immigration, les ministres devront une nouvelle fois se pencher sur les méthodes de travail communes. Le but est que ce dialogue puisse se poursuivre désormais sans à-coups et hors de la confusion que crée la « pléthore d'initiatives » toutes concernant la région méditerranéenne. En plus du processus lancé en 1995 à Barcelone, l'UE et ses partenaires sont appelés à concevoir l'avenir de leurs relations également dans le cadre de la nouvelle politique de « voisinage ». Celle-ci viendra renforcer l'approche bilatérale par le biais de « plans d'actions » par pays. Il faut y ajouter le projet de plan global européen pour la région arabe et le Moyen-Orient, lequel s'inscrit dans le contexte où les Etats-Unis tentent de promouvoir leurs idées au sein du G8 pour un « Grand Moyen-Orient ». Sans compter aussi le « dialogue 5+5 » qui implique les pays de la Méditerranée occidentale (dont 5 de membres de l'UE) et celui du « Forum méditerranéen » (regroupant plus largement 11 pays riverains, sauf Israël). La Commission européenne reconnaît que « ces multiples activités ont pu susciter une certaine confusion chez nos partenaires méditerranéens » et fait naître des « malentendus » qu'elle espère voir dissipés à Dublin. Elle compte en particulier y démentir l'impression que « l'UE est en train de revoir à la baisse son engagement » vis-à-vis de la région. Elle espère aussi que les 35 pays « réaffirment leur engagement » à faire du processus EuroMed le cadre privilégié pour traiter de tous les sujets de préoccupation commune, en particulier les aspects liés à la sécurité. Sur tous les aspects économiques, l'essentiel des points que les ministres passeront en revue concernent l'encouragement des performances économiques et des progrès dans l'intégration régionale.

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