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Bulletin Quotidien Europe N° 8687
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/gymnich/proche-orient

Le Quartette sur le Proche-Orient pourrait se réunir le 28 avril à Berlin, a indiqué Javier Solana - Brian Cowen invite Israël à faire la paix "avec ses ennemis plutôt qu'avec ses amis"

Tullamore, 16/04/2004 (Agence Europe) - Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, ONU) pourrait se réunir "autour du 28 avril dans une capitale européenne, sans doute Berlin", a indiqué vendredi Javier Solana, avant l'ouverture de la réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Tullamore. D'ici là, les Européens devront avoir accordé leurs violons à propos du "plan Sharon" approuvé jeudi par le président Bush et qui prévoit d'un côté un retrait israélien de la bande de Gaza, de l'autre la fixation des frontières aux limites atteintes en 1967 et l'abandon du droit au retour des réfugiés palestiniens, une idée rejetée jusqu'ici par l'Autorité palestinienne. Les diplomates européens se demandaient surtout, vendredi, de quelle manière l'UE pourrait ne pas "jeter le bébé avec l'eau du bain" et raccorder ce plan unilatéral avec la Feuille de route définie par le Quartette.

Le ministre irlandais Brian Cowen a donné le ton en déclarant à son arrivée à Tullamore que "c'est avec ses ennemis et non avec ces amis que Israël doit conclure la paix". En d'autres termes, "pour arriver à une paix durable et à assurer la sécurité, Israël doit encore arriver à un accord avec le peuple palestinien et ses autres voisins arabes", a-t-il affirmé. Certains aspects du discours de George Bush après sa rencontre avec Ariel Sharon jeudi à Washington peuvent être soutenus, mais "il y a certains points sur lesquels l'UE a une approche différente", a-t-il fait valoir. En dressant l'exégèse du discours de George Bush, M. Cowen a constaté, côté positif, que le président américain a réaffirmé que "les Etats-Unis restent attachés à la vision de deux Etats vivant côte à côte dans le pays et la sécurité, et à sa mise en œuvre telle que décrite par la Feuille de route". Le président américain a aussi dit que "dans le cadre d'un accord de paix final, Israël doit avoir des frontières reconnues, qui doivent être le résultat de négociations entre les deux parties, conformément aux résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l'ONU". Enfin, a poursuivit M. Cowen, en citant toujours M. Bush, "les Etats-Unis soutiennent l'établissement d'un Etat palestinien viable, souverain et indépendant". "La où certains d'entre nous ont des réserves, c'est sur la question de savoir si nous pensons que chercher un accord avec l'une des parties à la négociation avant la négociation peut aider à parvenir à notre objectif commun: une solution négociée", a-t-il constaté.

Le ministre allemand Josckha Fischer a confirmé cette lecture à double clef, en soulignant devant la presse que les déclarations de George Bush doivent être lues "avec attention" et qu'en tout état de cause, "la solution doit être le résultat d'une négociation entre les deux parties" et que "les Palestiniens doivent avoir leur place à la table de négociation". ("Les Palestiniens ont le droit de s'attendre à ce qu'une décision (sur les frontières) ne soit pas adoptée dans leur dos", avait déclaré le chancelier Schröder). Le ministre britannique Jack Straw était sur cette ligne, en déclarant à la presse que "le retrait de Gaza est bien accueilli", mais "nous voulons être sûrs, et le premier ministre Tony Blair l'a dit clairement, que ces arrangements s'inscrivent dans le contexte de la feuille de route". "Nous pensons qu'ils doivent être cohérents avec la feuille de route et, bien sûr, nous pensons que tout statut final doit être le résultat d'une négociation entre les deux parties", a-t-il précisé.

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