Bruxelles, 13/10/2003 (Agence Europe) - Dans une interview au Times de lundi, Tony Blair exclut avec force la tenue au Royaume-Uni d'un référendum sur la Constitution européenne. Selon lui, ce ne serait pas "sage" que de placer le gouvernement, " pendant des mois, dans un état de convulsion" sur un tel référendum, d'autant plus que, dit-il, le projet de Constitution ne prévoit pas de modifications fondamentales dans la relation entre Londres et l'Union. Ainsi, par exemple, assure le Premier ministre britannique, "le concept d'armée européenne n'existe pas" (alors que Der Spiegel de lundi affirme que des fonctionnaires britanniques, français et allemands préparent ensemble un projet, qu'ils auraient l'intention de présenter au sommet des 16 et 17 octobre à Bruxelles, prévoyant la possibilité pour l'UE de mener à moyen terme des opérations militaires sans recourir aux capacités de l'Alliance atlantique).
A propos du référendum sur la Constitution européenne, l'ancien ministre français de l'Economie et des Finances Dominique Strauss-Kahn a lancé, samedi dernier: "Donnons l'exemple en organisant un référendum interne, le même jour, commun à tous les militants socialistes de l'Union". Selon le responsable du PS, ce serait là "l'acte fondateur du véritable parti socialiste européen, fédéral, que nous appelons de nos voeux".