Bruxelles, 13/10/2003 (Agence Europe) - En visite en Ostrobothnie méridionale (Finlande), le Commissaire Franz Fischler a déclaré, samedi, qu'il souhaitait trouver une solution fonctionnelle en ce qui concerne la poursuite des aides d'État à l'agriculture finlandaise. Lors de son adhésion, la Finlande avait été autorisée à maintenir certaines subventions, à titre transitoire, pour tenir compte des particularités de son agriculture et faciliter son intégration dans la politique agricole commune. Cette mesure expire à la fin de l'année.
«Je connais bien l'agriculture finlandaise. Je me suis rendu plusieurs fois en Finlande, j'entretiens d'excellentes relations avec les autorités et des représentants du secteur agricole de ce pays, où de nombreux agriculteurs connaissent des conditions de travail difficiles, semblables à celles qui règnent chez moi en Autriche. Voilà pourquoi je suis très sensible aux préoccupations des agriculteurs finlandais. Ma philosophie a toujours été de ne pas envisager l'agriculture uniquement sous l'angle de l'efficacité, mais de prendre de surcroît en considération la contribution de ce secteur à la préservation de notre environnement, de nos paysages, de notre culture et de nos traditions», a dit M. Fischler avant de plaider pour une élimination progressive des aides d'Etat finlandaises: «Toute prolongation de ce soutien devrait en conséquence avoir pour finalité d'inciter les agriculteurs à investir, à se moderniser et à s'adapter aux nouveaux défis, et non pas de les cantonner dans l'immobilisme. C'est pourquoi toute solution doit être ciblée, limitée dans le temps et vouée à une élimination progressive». Et de poursuivre: « Nous devons être pragmatiques et réalistes à propos des possibilités réelles de la Commission. Nous sommes disposés à tenir compte des préoccupations légitimes. La Commission a déjà fait du chemin dans ce sens; nous avons fait des offres concrètes, très raisonnables, pour favoriser le progrès de la discussion. C'est maintenant à la Finlande de faire preuve de souplesse en vue de l'obtention d'une solution fonctionnelle que nous puissions défendre conjointement en Europe. Ma porte vous est grande ouverte pour que nous puissions parler affaires. J'espère sincèrement que nous pourrons trouver un compromis acceptable avant la fin du mois.»
Le Commissaire a ensuite souligné que, lors des négociations sur la réforme de la PAC, la Finlande s'est vu accorder un soutien supplémentaire dans deux domaines essentiels: l'aide au séchage et les zones défavorisées. De ce fait, l'aide maximale à l'hectare dans le cadre du régime applicable aux zones défavorisées peut passer de 200 à 250 euros. 48 millions d'euros supplémentaires pourraient ainsi être mis à la disposition des agriculteurs du sud du pays au titre du soutien des zones défavorisées. Le Commissaire a enfin invité les autorités finlandaises à utiliser pleinement les autres possibilités qui s'offrent pour aider les agriculteurs du sud de son territoire. « Sans déroger aux règles communautaires régissant les aides d'État, il aurait été possible à la Finlande d'accorder au moins 34 millions d'euros supplémentaires d'aide à l'investissement pour la seule année 2002 en faveur des agriculteurs établis dans le sud », a-t-il dit avant d'ajouter: « La Finlande pourrait par ailleurs accroître notablement l'actuelle intensité d'aide en la portant à 75 % alors qu'elle ne dépasse pas 25 % pour les investissements environnementaux et 20 % pour le bien-être et l'hygiène des animaux.»