Bruxelles, 14/03/2003 (Agence Europe) - Dans sa contribution au Sommet de printemps 2003 intitulée "Back to the Future", Eurochambres (l'association des chambres de commerce et d'industrie européennes) lance un appel urgent aux chefs d'Etat et de gouvernement pour qu'ils réaffirment les engagements qu'ils avaient pris au Sommet de Lisbonne en mars 2000 et qui avaient pour objectif de faire de l'Europe la société de la connaissance la plus compétitive au monde. Partant du constat que peu de progrès ont été accomplis depuis cette époque, Eurochambres demande de "rendre à Lisbonne sa crédibilité". Comment? En demandant notamment aux chefs d'Etat et de gouvernement, lors de leur réunion des 20 et 21 mars prochains à Bruxelles, de: 1) renforcer les compétences du Conseil Compétitivité pour qu'il puisse surveiller - et même, si nécessaire, modifier - les décisions qu'auraient d'autres formations du Conseil et qui réduiraient la compétitivité de l'Europe; 2) réviser et renforcer la méthode ouverte de coordination, qui ne fonctionne pas; 3) encourager la mise en place d'une culture de l'entreprise en Europe. Pour ce faire, le Sommet, travaillant de concert avec les Institutions européennes, doit: - revoir les législations nationales sur les faillites; - encourager l'esprit d'entreprise à travers l'enseignement, en débutant par l'école primaire; - garantir que les résultats de la convention de Bâle II sont favorables aux PME. Les Etats membres et les pays candidats doivent en particulier réduire et simplifier l'impôt sur les sociétés pour les petites entreprises et accélérer la mise en oeuvre de la Charte des PME.
"Nos membres veulent une Union européenne élargie et compétitive, où l'esprit d'entreprise est mis en valeur, où l'environnement législatif et physique pour un commerce profitable est le meilleur au monde, où les PME sont stimulées, où la concurrence est vive mais correcte, et qui est ouverte aux échanges avec le reste du monde. Si les PME sont l'épine dorsale de l'économie européenne, elles ont particulièrement besoin d'être encouragées et aidées. Il est à présent temps d'agir", a commenté le président d'Eurochambres Christoph Leitl. (Le texte est disponible sur le site http://www.eurochambres.be ).