Bruxelles, 11/09/2002 (Agence Europe) - La situation de Kaliningrad a été ajoutée à l'ordre du jour du Conseil informel Justice et affaires intérieures de vendredi, alors que la Commission européenne présentera le 18 septembre un rapport suggérant des options pour un compromis avec la Russie. Lors de l'adhésion de la Pologne et de la Lituanie à l'Union européenne, Kaliningrad deviendra une enclave russe au sein de l'Union européenne. "Au fur et à mesure que la date de l'élargissement approche, la pression politique pour trouver une solution sur le transit entre Kaliningrad et la Russie continentale monte", a déclaré le Représentant permanent du Danemark auprès de l'UE, Poul Skytte Christoffersen, en présentant l'ordre du jour du Conseil informel JAI (voir aussi p. 10). La Présidence, a-t-il précisé, veut trouver une solution avant le Sommet UE-Russie du 11 novembre. La question sera "probablement" à l'ordre du jour du Sommet de Bruxelles, les 24 et 25 octobre. La discussion à l'Informelle JAI, vendredi midi, permettra à la Commission de disposer de premiers commentaires politiques avant de finaliser son rapport.
La Russie réclame que l'UE supprime à terme l'obligation de visas pour tous les Russes et demande à court terme un aménagement de la législation européenne, sous la forme de trains ou autobus directs depuis ou vers la Russie continentale et pour lesquels les passagers n'auraient pas besoin de visas (EUROPE du 4 septembre, p.8). Pour l'Union européenne, "il faut des frontières extérieures sûres et contrôlées, et il faut que rien ne puisse être un problème pour la Lituanie et pour la Pologne", a rappelé l'ambassadeur Christoffersen. La Commission européenne a fait un premier rapport oral sur la question aux ambassadeurs des Quinze ce mercredi, pour préparer la réunion Informelle JAI. Parmi les options possibles, elle a mentionné, indique un diplomate, l'idée d'un "passeport Kaliningrad", qui serait une forme de visa de longue durée pour les Russes qui résident à Kaliningrad ou ceux qui s'y rendent souvent. L'idée du train serait "à étudier". Au premier tour de table au Coreper, certains pays comme la France et l'Italie se sont montrés plutôt flexibles, d'autres, comme l'Autriche, ont jugé que l'idée du train est contraire aux accords de Schengen, précise-t-on de source européenne.