Bruxelles/Genève, 11/09/2002 (Agence Europe) - Dans le cadre d'une session de négociation sur l'Agenda de Doha, la proposition américaine visant à ouvrir au public les réunions de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) consacrées au règlement des différends s'est heurtée au refus catégorique de pays en développement. Cela reviendrait à tenir « des procès par médias interposés », perturberait les travaux des panels d'experts qui sont déjà sous pression et ne bénéficierait in fine qu'aux pays riches qui peuvent investir dans la promotion de leur cause auprès du public, ont argué les représentants de Malaisie, Inde, Brésil et Chili, avec le soutien d'autres PVD, notamment les Philippines et l'Indonésie. L'Organe de Règlement des différends n'est pas une Cour de justice, sa mission première est de contribuer à des solutions négociées, a-t-il été objecté. Revenant sur une idée déjà avancée durant le Cycle d'Uruguay, les Etats-Unis ont proposé de permettre aux représentants de la société civile, y compris de l'industrie, d'assister aux discussions sauf lorsqu'il est question d'informations confidentielles. « Les disputes commerciales, de même que d'autres différends intergouvernementaux, gagneraient à être plus ouverts au public», lequel a « un intérêt légitime » à suivre ces procédures, fait-on valoir à Washington. La semaine dernière, le Sénateur Max Baucus qui préside l'influent Comité des Finances s'était félicité de cette proposition, en appelant de ses voeux une proposition pour limiter les propositions plus « agressives » qui circonscrivent la capacité de l'OMC de renverser les décisions de défense commerciales arrêtées à Washington.