Bruxelles, 11/09/2002 (Agence Europe) - Le Commissaire Franz Fischler a annoncé, mardi matin à Nyborg (en marge de la réunion informelle du Conseil Agriculture au Danemark), aux quatre Etats membres riverains de la Méditerranée (Espagne, France, Italie et Grèce), qu'il pourrait suggérer dans son plan d'action (attendu pour la fin du mois) de créer dans ces eaux une zone de protection au-delà des 12 milles. La Commission pourrait s'inspirer de la zone de protection de 49 milles instaurée par l'Espagne.
L'objectif de la Commission viserait à ouvrir la voie à la création d'un système de gestion de la pêche en Méditerranée au niveau multinational. Certains Etats membres, comme l'Espagne, pourraient y trouver un intérêt particulier puisqu'à terme, cela permettrait à la Communauté d'amener certains pays tiers à appliquer des mesures de réduction de l'effort de pêche similaires à celles imposées à la flotte communautaire. Ce projet est cependant susceptible de poser des problèmes de voisinage notamment en ce qui concerne la gestion des activités de pêche en Méditerranée orientale. Pour dissiper ces craintes, on insiste sur le fait que cette mesure ne tend pas à la création d'une zone économique exclusive (ZEE) et n'est pas susceptible d'affecter la souveraineté des pays riverains sur leurs eaux territoriales.
M. Fischler a aussi rappelé que la Commission européenne pourrait proposer d'établir, à la lumière des avis scientifiques (qui devront être complétés et rendus plus fiables), de nouveaux TAC pour certaines espèces dont les stocks sont trop exploités.