Strasbourg, 16/05/2002 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse en marge de la session plénière à Strasbourg, l'Autrichienne Marialiese Flemming (ÖVP), le Grec Antonios Trakatellis (ND), le Portugais Jorge Moreira da Silva (PSD) et l'Italien Giuseppe Nistico (Forza Italia) ont présenté une initiative sur la sécurité nucléaire. Mme Fleming a expliqué qu'il s'agissait pour elle d'amorcer la sortie du nucléaire qui comporte d'importants problèmes de sécurité et de gestion des déchets dans l'immédiat, mais aussi pour l'avenir. Elle a estimé qu'il faut réunir les avis et les données scientifiques nécessaires pour permettre une décision politique raisonnable dans l'intérêt des générations futures. Les démocrates-chrétiens devraient être les premiers à se prononcer pour l'abandon du nucléaire lorsque les preuves sur les problèmes de sécurité auront été réunies, a dit Mme Flemming en s'exclamant: "le contraire ne serait pas chrétien". M. Trakatellis a dit qu'il faut développer les recherches sur de nouvelles sources d'énergie moins polluantes et il a estimé que la commission de l'environnement devrait commander des études au groupe STOA. M. Nistico a évoqué les problèmes pour la santé publique et il a souligné que le maintien de l'activité nucléaire pose surtout le problème de la gestion des déchets qui risque fort d'être imposée à des régions pauvres et fragiles comme la sienne, la Calabre. Pour M. Moreira da Silva, qui a reproché au lobby nucléaire et à certaines personnalités politiques (il a cité la Commissaire Loyola de Palacio) de mener une campagne de désinformation, les objectifs de Kyoto peuvent très bien être atteints sans recours à l'énergie nucléaire. Il a aussi estimé qu'il faudrait internaliser les coûts environnementaux pour le nucléaire comme on le fait pour d'autres sources d'énergie. Les quatre députés ont envisagé la création d'un intergroupe sur la sécurité nucléaire.