login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8213
Sommaire Publication complète Par article 12 / 40
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ocde/etats-unis

Condamnation du protectionnisme lors de la ministérielle à Paris

Bruxelles/Paris, 16/05/2002 (Agence Europe) - En dépit des objections américaines, les trente pays membres de l'OCDE ont ouvertement condamné jeudi le "recours au protectionnisme" et promis de "s'employer à résoudre les tensions dans le secteur de l'acier qui ont été à l'origine de problèmes dans le système commercial multilatéral", à l'issue de la réunion ministérielle annuelle de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.

"De graves préoccupations ont été exprimées face au retour au protectionnisme de ces derniers mois", a déclaré le Premier ministre belge Guy Verhofstadt, qui présidait la réunion, en laissant entendre que de vigoureuses protestations s'étaient élevées autour de la table contre la tendance de l'Amérique au repli illustré par le quasi verrouillage de son marché sidérurgique et le déploiement d'un soutien majoré de plus de 70% dans le secteur agricole (voir EUROPE d'hier, p.8). La nouvelle mouture du "Farm Bill" a plus ouvertement été dénoncée par les 18 puissances exportatrices de Cairns (Australie, Canada, Amérique latine et Asie) qui parlent, dans un communiqué conjoint, d'une menace pour l'économie mondiale et pour le bon déroulement des négociations multilatérales sur l'Agenda de Développement de Doha. "L'ampleur de ce paquet va porter préjudice aux agriculteurs à travers le monde" et son "impact sera particulièrement dommageable pour les pays en développement, aussi bien les exportateurs nets de produits alimentaires que les importateurs". Le directeur général de l'OMC s'est lui aussi joint au concert de protestations, tout en réitérant son appel pour un réglement à l'amiable des disputes commerciales. Mike Moore voit planer des "nuages précurseurs de tempête à l'horizon économique et sur le système commercial multilatéral", et craint « la prolifération des différends ». "Nous avons besoin de votre engagement visible dans les négociations (…) maintenant", a-t-il lancé, en ajoutant, un soupçon plus direct: "Nous avons aussi besoin d'une réassurance de la part des principales puissances que les questions qui sont actuellement soulevées ne viendront pas saper nos travaux". Malgré tout, les Etats-Unis ont campé ferme sur leur posture légaliste: "C'est un peu hypocrite de dire que nos subventions posent un problème" et "je me limiterais simplement à exhorter les Européens à abandonner leur protectionnisme et à se pencher sur leurs propres politiques, qui constituent le vrai problème", a déclaré Andrew Natsios de l'Agence américaine pour le développement international, l'un des membres de la délégation américaine menée par le sous-Secrétaire au commerce Peter Allgeier et le conseiller économique de la Maison Blanche Glenn Hubbard.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE