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Bulletin Quotidien Europe N° 8206
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/burundi

L'Union est prête à soutenir le processus de négociations, à certaines conditions

Bruxelles, 06/05/2002 (Agence Europe) - Le 3 mai, la Présidence espagnole a fait au nom de l'UE, la déclaration suivante:

"Près de six mois après le début de la mise en place des institutions de transition, l'UE est extrêmement préoccupée par la poursuite des violences et la dégradation de la situation humanitaire, particulièrement dans Bujumbura rural. Elle exhorte une fois de plus tous les belligérants à respecter les populations civiles au nom du droit international humanitaire, ainsi que toutes les parties à respecter les droits de l'homme. L'UE condamne à nouveau la logique de guerre que semblent encore vouloir suivre les groupes armés. Elle exhorte toutes les différentes factions de ceux-ci à poursuivre les pourparlers en cours avec la ferme volonté de les mener à bien. En même temps l'UE exhorte le gouvernement burundais de mettre en avant une politique transparente et cohérente de réintégration des groupes armés dans l'armée burundaise. Elle encourage les efforts de négociations en vue d'un cessez-le-feu définitif et permanent poursuivis sous l'égide de la facilitation gabono-sud-africaine et l'appui de la médiation tanzanienne. L'UE est prête à soutenir ce processus pourvu qu'un calendrier et des objectifs précis soient communiqués. L'UE encourage, par ailleurs, le gouvernement et l'ensemble des institutions de transition à consolider le processus de réformes déjà engagé par la mise en oeuvre du programme de transition, conformément au calendrier prévu, afin de construire une société burundaise conforme au contenu de cet accord, accueillante pour tous les Burundais. Dans ce cadre, l'UE exprime sa volonté de continuer à soutenir le processus. L'UE prend note du début de l'opération de rapatriement volontaire des réfugiés burundais accueillis en Tanzanie, dans le cadre de l'accord tripartite entre le UNHCR et les gouvernements burundais et tanzanien. Elle rappelle que, conformément à l'accord d'Arusha, le retour des réfugiés doit être volontaire et se faire dans la dignité avec des garanties de sécurité, en tenant compte de la vulnérabilité particulière des femmes et des enfants. L'UE exhorte les groupes armés de faire tout leur possible pour garantir la sécurité des réfugiés qui rentrent au Burundi. Les mécanismes d'accueil doivent être mis en place avant le retour. L'accord d'Arusha prévoit également que des activités préparatoires sont à mener à bien en vue de la réhabilitation et la réinstallation des réfugiés et des déplacés comme la mise en place de la Commission nationale de réhabilitation des sinistrés, de la sous-commission ayant pour mandat spécifique de traiter les questions relatives aux terres et du fonds national pour les sinistrés (protocole IV, chapitre 1, art. 2, al2, c, d, art. 3, art. 9). L'UE demande à toutes les parties concernées de traiter la question du retour dans leur patrie des réfugiés burundais sans précipitation et avec toutes les garanties voulues. Elle souhaite également qu'une attention égale soit accordée à toutes les populations sinistrées, y compris les déplacés et regroupés internes, victimes de la crise burundaise. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'AELE, membres de l'EEE, se rallient à la présente déclaration."

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